La Fin de Napoléon
Proposé par Max GalloCe passage des Mémoires d’outre-tombe consacré à la fin de l’empereur déchu, exilé sur l’île de Sainte-Hélène, loin d’être la chronique d’une mort annoncée, éclaire le parcours hors du commun d’un homme que Chateaubriand montre conquérant plus que politique, soucieux des territoires bien plus que des peuples. La critique est vigoureuse mais l’admiration n’est pas en reste.
Date de publication : 19-03-2009
ISBN 978-2-87495-038-4 - 96 pages - 5.00 €
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Argumentaire
Dans ses Mémoires d’outre-tombe, rédigées en grande partie lors de son exil dans la Vallée-aux-loups à Chatenay-Malabry, François-René de Chateaubriand (1768-1848) convoque les morts pour éclairer l’Histoire et le sens de sa propre vie.
Dans cet exercice aux allures de bilan, l’écrivain ne pouvait manquer de faire figurer celui qui fut sans doute son meilleur ennemi : Napoléon Bonaparte, admiré d’abord, combattu ensuite.
Le passage des Mémoires que nous avons choisi est consacré à la fin de l’empereur déchu, exilé sur l’île de Sainte-Hélène.
Loin d’être la chronique d’une mort annoncée, ces pages d’une exemplaire lucidité éclairent le parcours hors du commun d’un homme que Chateaubriand montre conquérant plus que politique, soucieux des territoires bien plus que des peuples. L’analyse est tout autant psychologique que factuelle, la critique est vigoureuse mais l’admiration n’est pas en reste. De fait, des liens complexes unissaient l’écrivain engagé et ce conquérant dont il dit qu’il fut “le Destin pendant seize ans”.
“J’ai pour moi la petite littérature et contre moi la grande”, soupirait l’Empereur, pensant à Germaine de Staël, Benjamin Constant et bien sûr Chateaubriand.
Le texte est suivi d'une notice biographique de Véronique Leblanc.
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Extraits de presse
Radios et télévisions
Plus que des classiques, la collection À s’offrir en partage
publiée par la maison d’édition André Versaille permet de découvrir ou redécouvrir les œuvres que l’on a aimées, présentées par de grands auteurs, à tout petit prix. Une façon de partager son émotion de lecture en offrant un cadeau à ses proches ! Entretien avec André Versaille.
Presse écrite et Internet
Entamer une nouvelle collection est toujours une gageure éditoriale. Aussi pouvons-nous saluer l'heureuse initiative de l’éditeur belge André Versaille qui a fait paraître les premiers volumes d’une nouvelle collection littéraire joliment intitulée “À s’offrir en partage”. Les titres parus montrent le désir de faire connaître ou redécouvrir des classiques trop souvent mal connus ou négligés. […] Les oeuvres et leurs auteurs sont présentés par un écrivain actuel, romancier, essayiste ou journaliste. Le petit format et la présentation soignée font que ces livres sont plaisants et que leur prix les rend aussi accessibles qu’un magazine. La diversité de la collection est tout aussi intéressante : auteurs français ou étrangers, essais ou nouvelles, oeuvres populaires ou plus savantes, chaque lecteur a des chances d’y trouver un livre à son goût. […]
Max Gallo était l’écrivain tout indiqué pour présenter La fin de Napoléon de Chateaubriand. Ce texte extrait des Mémoires d’outre-tombe offre une vision particulière de Napoléon Bonaparte. Il souligne le côté plus conquérant que politique du personnage et l’intérêt porté par celui-ci aux territoires plus qu’aux populations. Ces pages destinées à tracer un portrait du grand homme après sa chute sont, nous dit Max Gallo, un requiem, une oraison funèbre. C’est donc une vision romantique, mais aussi lucide qu’apporte Chateaubriand et le Napoléon qu’il révèle prend dès lors une dimension différente.
(Vinciane Strale, Lectures, septembre-octobre 2009)
On ne cesse de parler de désaffection de la lecture. Il s'agit plutôt de produits qui ne sont pas adaptés au public actuel. C'est le credo de deux petits éditeurs qui jouent dans la cour des grands. […] Deux collections qui conjuguent la petitesse du format, la beauté du design et des couvertures, la qualité des textes. Et la modicité du prix. Chez Versaille, c'est 5 euros le titre de la collection “À s'offrir en partage”. […]
“Lire Les Mémoires d'Outre-tombe de Chateaubriand, c'est long, dit André Versaille. Mais La Fin de Napoléon, ça se lit en 1h30, ça permet de comprendre toute l'acuité du regard et d'inciter peut-être à lire davantage ensuite.” […]
Et ça marche ? […] “Beaucoup en achètent plusieurs à la fois. Pour eux ou pour faire des cadeaux”, ajoute André Versaille. Une dimension intéressante. Ces livres sont beaux, on vous l'a dit. Le format pratique, à emporter, à mettre en poche, à lire dans le métro.
C'est une histoire de parti pris : celui d'un éditeur, lecteur et érudit. La collection “À s'offrir en partage” est un pari esthétique et littéraire : des textes classiques, présentés comme des coups de cœur par des écrivains contemporains enthousiastes. […] Huit titres comme des cadeaux pour bibliophiles à revenus modestes.
(Télérama, 8 avril 2009)
Avec “À s'offrir en partage”, André Versaille propose une bibliothèque d'éditeur dans de petits volumes à 5 euros : des petits textes de la littérature classique, présentés en quelques pages par un auteur contemporain dont la mission est de donner le goût d'entrer dans l'œuvre. Huit titres viennent de paraître, dont Le Bonheur dans le crime de Barbey d'Aurevilly proposé par Denis Tillinac, L'Héritage de Maupassant proposé par Pierre Assouline, La Plus Belle Histoire du monde de Kipling proposé par Michel Le Bris, Sur Rodin de Rilke proposé par Jean Daniel…
(Catherine Andreucci, Livres Hebdo, 20 mars 2009)
Le plaisir de lire est un plaisir solitaire. Il peut aussi être un plaisir de convivialité lorsque, au cours de conversations complices, on s'échange ses engouements, émotions et réflexions pour un auteur ou une œuvre que l'on a particulièrement reçue à cœur ou à idées. C'est ce qu'a très bien compris André Versaille en publiant une collection – tout juste sortie – de mini-livres faits de récits, contes, nouvelles, correspondances peu connus, où les impressions que l'on s'en fait peuvent être confrontées – ou confortées – à celles d'autres écrivains d'aujourd'hui, concernés par la chose littéraire. […] C'est très joliment fait. Avec un attachement particulier à la présentation très soignée qui fait partie de la maison et un souci de l'esthétique pour ce qui concerne les œuvres plus spécifiquement littéraires. La collection s'intitule “À s'offrir en partage”. C'est exactement le sens qu'elle a. On peut y ajouter celui du plaisir plus général d'en offrir l'un ou l'autre exemplaire autour de soi. Un cadeau personnalisé.
(Monique Verdussen, La Libre Belgique, 13 mars 2009)
Blogs littéraires
Extrait des fameuses Mémoires d'outre-tombe, La Fin de Napoléon est une relation-réflexion de l'exil de l'Empereur à Sainte-Hélène. Au-delà d'un simple témoignage factuel, Chateaubriand s'attache à analyser le personnage, celui qui a jeté des centaines de milliers d'hommes dans des batailles illustres, qui a mis à genoux les monarchies continentales, etc. Portrait psychologique, cet extrait tente de confronter la réalité au mythe. […]
Traversé par des sentiments contrastés de haine du tyran mais également d'admiration de l'homme qui sortit la France du chaos de la Révolution, qui a introduit le Code civil, etc., La Fin de Napoléon est à la fois un portrait subjectif du mythe, mais aussi en miroir, de son auteur – il s'agit bien d'un extrait de mémoires, rappelons-le. […]
Moi qui n'avait jamais lu que de très courts extraits de textes de l'auteur du Génie du christianisme, j'ai apprécié, que dis-je, je me suis délectée de son style, si “romantique” (au sens littéraire), fourmillant de références historiques, littéraires, emprunt d'une vision globale de l'Histoire, quand bien même elle serait biaisée, qui m'a plongée dans cette fin de mythe.
Je remercie vivement les éditions André Versaille, pour l'envoi de ce texte, et leur travail d'une très grande qualité qui ramène à nous des classiques oubliés ou trop souvent ignorés.
La collection À s'offrir en partage publiée aux Éditions André Versaille propose de découvrir ou de redécouvrir des textes classiques de toute nature (récits, nouvelles, essais, correspondances, extraits de Mémoires) connus ou tombés dans l'oubli, mais qui ont tous suscités l'attachement de lecteurs contemporains renommés (historiens, écrivains, journalistes, etc) qui expliquent dans leur préface pourquoi le texte en question mérite d'être partagé.
Chateaubriand est un fidèle et vieil ennemi de Napoléon, il fait beaucoup référence à la mort du Duc d'Enghien et aux conquêtes meurtrières de Napoléon. Il ne l'aime pas, mais l'admiration perce cependant à travers les pages de ses Mémoires. Il en fait un portrait sans concession.
Extrait
Loin d'être la chronique d'une mort annoncée, ce texte des Mémoires d'Outre-tombe, éclaire avec une exemplaire lucidité, le parcours hors du commun d'un homme que Chateaubriand montre conquérant plus que politique, soucieux des territoires bien plus que des peuples. L'analyse est tout autant psychologique que factuelle, la critique est vigoureuse mais l'admiration n'est pas en reste. De fait, des liens complexes unissaient l'écrivain engagé et ce conquérant dont il dit qu'il fut “le Destin pendant seize ans”.
“Ces pages consacrées à brosser le portrait de Napoléon Bonaparte après sa chute en 1815 et jusqu'à ce qu'on ouvre son cercueil à Sainte-Hélène, sont un Requiem, une Oraison funèbre aux accents si déchirants, à la lucidité aiguë si tranchante, à la générosité intellectuelle et morale si ample que mon âme en est sombrement imprégnée ?”
(Extrait de la préface de Max Gallo)