Le Diable
Proposé par Dominique Fernandez
Dans ce récit, Tolstoï détaille longuement la souffrance et les tourments moraux auxquels un homme vertueux, dévoré par les affres de la tentation, est confronté.
Le Diable fait partie des nombreuses oeuvres de Léon Tolstoï restées inédites après la mort de l'écrivain en 1910, il y a tout juste 100 ans.
Date de publication : 24-03-2010
ISBN 978-2-87495-071-1 - 96 pages - 5 €
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Argumentaire
Dans ce récit, Tolstoï détaille longuement la souffrance et les tourments moraux auxquels un homme vertueux, dévoré par les affres de la tentation, est confronté.
Le Diable fait partie des nombreuses oeuvres de Léon Tolstoï restées inédites après la mort de l'écrivain en 1910.
Le Diable est l'histoire d'un homme, Eugène Irténieff, qui a connu une paysanne, Stepanida, et l'a jadis revue régulièrement pour “sa santé physique et sa liberté d'esprit”.
Lorsqu'il se marie, il rompt tout rapport avec elle.
Cependant, il se rend vite compte que le souvenir de cette femme l'obsède. Il a beau s'efforcer d'être honnête, juste et fidèle à sa femme, il doit lutter de toutes ses forces contre le désir charnel qui l'habite.
Consultation en ligne
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Extraits de presse
Radio et télévision
Le dimanche 9 mai, le livre a été présenté dans l'émission Nocturne sur France Inter. Réécoutez l'émission.
Le 11 avril, 2010, Dominique Fernandez s'est longuement entretenu avec Marianne Durand-Lacaze à propos de Tolstoï et de son œuvre, dans l'émission Académiciens et leurs livres sur la radio Canal Académie. Le Diable a été évoqué à cette occasion. Réécoutez l'émission.
Presse écrite et Internet
Le livre a été présenté dans le numéro 2 (avril-mai-juin 2010) du Bibliothécaire. Tout l'article
André Versaille éditera Le Diable, le 3 mars, avec une préface de Dominique Fernandez.
(Arnaud Gancel, Livres Hebdo, 12 février 2010)
Extrait
Eugène aime sincèrement sa femme, l’enfant qu’elle lui donne, mais cet amour sent un peu le devoir, la convention sociale, l’ennui. Le désir, c’est Stepanida qui l’incarne, avec sa simplicité rustique, sa spontanéité animale.
Ambiguïté du désir : il est à la fois naturel, donc légitime, et perturbateur de l’ordre familial et social, donc illégitime. Stepanida, d’abord décrite avec la bienveillance qu’on a pour l’herbe, pour les fleurs, apparaît peu à peu, au cours de la nouvelle, comme une figure du “diable”.
Tolstoï se contente de raconter une histoire terrible de désir, de honte, de mort. Il aligne les mots les uns à côté des autres, sans changer de voix. Il n’indique pas le sens qu’il faut donner à son texte : c’est au lecteur seul de juger : mariage, adultère, trahison, remords, tout est posé sous nos yeux, avec la même évidence lumineuse qu’un objet placé sur une table sous un rayon de soleil.
C’est pourquoi, de tous les romanciers, Tolstoï me semble être le plus grand.
(Extrait de la préface de Dominique Fernandez)
Bonus
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