Pourquoi le plus vieux conflit contemporain n’est-il toujours pas réglé, alors que toutes les conditions à sa résolution semblent réunies, et depuis fort longtemps ? En effet, les opinions publiques des deux parties sont lasses de la guerre et prêtes aux sacrifices nécessaires à un compromis raisonnable ; les classes politiques sont convaincues que le statu quo est intenable ; enfin, le consensus international est absolu sur le contenu d’un accord possible. Pourtant, l’affrontement se poursuit.
En pointant, avec un vigoureux parti pris d’impartialité, les responsabilités de tous les protagonistes, arabes, palestiniens, israéliens, mais également américains et autres membres de la “Communauté internationale”, Élie Barnavi met en lumière les raisons des échecs chroniques du “processus de paix”.
Il ne se contente cependant pas de retracer l’histoire du conflit et des tentatives avortées d’y mettre fin ; il dévoile également les intérêts géopolitiques qui le parasitent. Ainsi, qu’en est-il de “l’arc chiite” qui va de Téhéran à Beyrouth et dont des États sunnites, comme l’Arabie saoudite et l’Égypte, se soucient davantage que de la cause palestinienne ? Et comment faut-il comprendre l’évolution de Damas, soudainement courtisée par ceux-là mêmes qui naguère la mettaient au ban des nations ?
Miné par des dissensions internes, son territoire grignoté par la colonisation, l’État palestinien peut-il encore voir le jour ? Et Israël, transformé en ghetto armé, n’est-il pas devenu une caricature du rêve des Pères fondateurs, caricature de surcroît inefficace que la dure loi de la démographie risque d’emporter ?
Au terme de cette mise à plat, Élie Barnavi développe sept principes d’action susceptibles de conduire à la paix au Proche-Orient. Et il démontre pourquoi seule l’intervention déterminée des États-Unis de Barack Obama serait en mesure d’imposer aux belligérants le compromis nécessaire à leur survie.
Car ce qui est encore possible aujourd’hui ne le sera plus nécessairement demain.
=> D'autres ouvrages parus chez André Versaille éditeur concernant le conflit israélo-palestinien :
Radios et télévisions
Le samedi 9 janvier 2010, Élie Barnavi présentait son livre dans l'émission
Répliques d'Alain Finkielkraut, sur
France Culture.
Le livre a été présenté dans l'émission Euromag sur Radio-Canada le 24 octobre 2009.
L’invité de France Inter est ce matin historien, ancien ambassadeur d’Israël en France, il publie chez André Versaille éditeur Aujourd’hui, ou peut-être jamais. Élie Barnavi, votre dernier livre est clair, très clair, très intéressant. Il est pile entre l’histoire et la diplomatie.
(Nicolas Demorand,
Le 7/10 sur
France Inter, 13 octobre 2009)
J’ai invité cette semaine Élie Barnavi qui vient d’éditer chez André Versaille un petit livre, très instructif, Aujourd’hui, ou peut-être jamais.
Je recommande vivement ce livre que vous venez d’écrire. C’est un plaidoyer pour une paix américaine au Proche-Orient et, avant toute chose, pour une pression américaine suffisante pour que les choses se réenclenchent – au moins de la part des Israéliens.
Aujourd'hui, ou peut-être jamais d'Élie Barnavi est un livre comme un appel, sans doute même un cri de la dernière chance pour qu'enfin l'on installe un règlement de paix durable dans le conflit qui oppose israéliens et palestiniens.
Un cri, pas seulement, c'est aussi une lettre, une adresse au président américain Barack Obama, nouvel espoir, pour qu'il reprenne la main dans les négociations entre les deux partis et, pour résumer d'un mot cette lettre, "oblige" à la paix. C'est le sous-titre du livre : pour une paix américaine au Proche Orient.
Enfin et surtout c'est un livre d'historien, inscrit comme tel tout au long du livre du début à la fin par je cite : “un intellectuel engagé mais sans attaches partisanes et sans aucun mandat d'aucune sorte qui puise ma réflexion dans mon métier d'historien, ce prophète du passé qui sait la relativité des choses humaines.”
J.-C. Casanova : Élie Barnavi me pardonnera de lui faire des compliments, mais son livre me paraît très bien pour la raison suivante : c'est à la fois le livre d'un historien et le livre d'un homme qui connaît la politique concrète, la politique immédiate. Il a donc suffisamment de recul, d'éloignement – qu'implique la réflexion sur l'histoire – et suffisamment de connaissances pratiques à la fois des hommes comme ils sont, des pays comme ils sont puisqu'il s'agit du Moyen-Orient et plus particulièrement d'Israël dans ses rapports avec ses voisins. Il y a dans son livre beaucoup de choses, notamment, pour ceux qui veulent comprendre, un très grand survol historique du conflit israélo-palestinien. […] Il analyse très attentivement les échecs des tentatives de partage du territoire.
Robert Malley : Un mot sur Élie Barnavi et sur ce qu'il a écrit par le passé : je ne connais pas d'autre personne qui puisse écrire avec autant de justesse et autant d’honnêteté quand il veut exprimer la perception historique et des Israéliens et des Palestiniens. Pour moi, ce qu’il a écrit là-dessus, cette œuvre, on ne peut pas mieux faire !
Nous allons demander à Élie Barnavi, ancien ambassadeur d'Israël en France, professeur émérite de l'histoire de l'Occident moderne à l'Université de Tel Aviv, sa lecture […] sur la question proche-orientale éternellement posée et qui l'est encore aujourd'hui et qu'il examine au travers de son dernier livre Aujourd'hui ou peut-être jamais. Pour une paix américaine au Proche-Orient.
(Eddy Caekelberghs, Face à l'Info, La Première, 23 septembre 2009)
Élie Barnavi a aussi participé aux émissions suivantes :
-
Trente minutes pour convaincre de Vladimir Spiro et Gérard Akoun sur
Judaïques FM, le 2 janvier 2010.
- Le
18/20 d’Audrey Pulvar sur
I Télévision, le 30 septembre 2009.
- Le journal de Michel Field sur
LCI, le 30 septembre 2009.
Presse écrite et Internet
L'historien israélien Élie Barnavi a publié en 2009 un essai audacieux : Aujourd'hui ou peut-être jamais (éditions André Versaille), dans lequel il plaide pour une intervention ferme de la diplomatie américaine au Proche-Orient et surtout s'inquiète des conséquences de la colonisation rampante des territoires occupés.
Élie Barnavi fait valoir qu'à grignoter incessamment la Cisjordanie occupée par Israël en 1967, les colons juifs et les groupuscules d'extrême-droite qui les soutiennent compromettent l'avènement d'un État palestinien viable avec des frontières pertinentes. [...]
Pour l'historien, il ne fait pas de doute que la seule alternative demeure la création à brève échéance d'un État palestinien viable et indépendant. Cette conviction est partagée par la majorité des Israéliens, y compris à droite ! Mais du fait d'une Constitution qui permet aux groupuscules ultra-religieux d'imposer leurs conditions à toutes les coalitions de gouvernement, aucun premier ministre n'a encore pu la mettre en oeuvre.
Le livre de Barnavi, comme plusieurs de ses précédents, est un essai sur le mode pamphlétaire, nerveux, court, efficace. Il se situe honnêtement entre l'autisme d'une bonne partie de l'establishment israélien et l'hystérie de nombreux cercles antisionistes. […] C'est quand même un pari sur l'avenir, un éclairage de sensibilité européenne sur ce conflit.
(Alain Reisenfeld,
GRIP, 21 janvier 2010)
Invité à Lyon, l'ex-ambassadeur d'Israël en France, Élie Barnavi, est persuadé que la paix devra être imposée par les Américains. Il dénonce le système politique israélien, étrille sa classe politique et Yasser Arafat, se déclare favorable au partage de Jérusalem. Et confie son sentiment de honte de voir sa démocratie abîmée par la colonisation. […] Cet homme de paix revient sur les origines du sionisme, la naissance d'Israël, l'échec du processus de paix et confie ses espoirs.
(Fabien Fournier, Lyon Capitale, 15 janvier 2010)
Ancien ambassadeur d'Israël en France, historien, Élie Barnavi dresse le tableau de la situation au Proche-Orient. Entretien.
(Propos d'Élie Barnavi recueillis par F.C., Réforme, 7 janvier 2010)
Un bilan des échecs au Proche-Orient et de la vanité des conférences de paix entre Israéliens et Palestiniens. L'analyse fine et argumentée des faiblesses arabes dévoile la complexité des contradictions et des stratégies des uns et des autres, au-delà de l'opposition sommaire entre chiites et sunnites. Par contre, le parti pris d'Élie Barnavi en faveur d'Israël est patent. […] Peut-on sauver Israël malgré lui ? Une paix imposée au plus vite par Barack Obama, que l'auteur présente comme la seule solution possible, paraît tout simplement inimaginable, car Israël n'en veut pas.
(Sylvain Urfer, Projet, 2 janvier 2010)
En pointant, avec un vigoureux parti pris d'impartialité, les responsabilités de tous les protagonistes, arabes, palestiniens, israéliens, mais également américains et autres membres de la “Communauté internationale”, Élie Barnavi met en lumière les raisons des échecs chroniques du “processus de paix”. Il ne se contente cependant pas de retracer l'histoire du conflit et des tentatives avortées d'y mettre fin ; il dévoile également les intérêts géopolitiques qui le parasitent. […] Et il démontre pourquoi seule l'intervention déterminée des États-Unis de Barack Obama serait en mesure d'imposer aux belligérants le compromis nécessaire à leur survie.
(Ronald Hellin, Histoire et Enseignement, 1er trimestre 2010)
Dat is wellicht te wijten aan het feit dat de kloof tussen Vlaanderen en de Franstalige intellectuele wereld wel heel diep is gewoden. Aaan de kwaliteit van het boek kan het niet liggen, al stelt de gewezen Israëlische ambassadeur en professor waarschijnlijk te veel hoop in Barack Obama's mogelijkheden om vrede te brengen in het Nabije Oosten.
(Evita Neefs, De Standaard lifestyle, 30 décembre 2009)
Plaidant pour “une paix américaine au Proche-Orient”, l'historien Élie Barnavi propose, dans un intelligent et courageux petit essai paru chez André Versaille à Bruxelles et intitulé Aujourd'hui, ou peut-être jamais, une sorte de feuille de route actualisée pour aboutir à la naissance d'un État palestinien et à une paix définitive entre Israël et ses voisins. Estimant qu'une opportunité réelle s'offre actuellement au Président Obama de mettre fin au plus vieux conflit contemporain, l'auteur, après avoir éclairci les causes des échecs successifs du “processus de paix”, exposé avec une grande impartialité les responsabilités de tous les protagonistes et mis en lumière les enjeux géopolitiques et stratégiques qui président aux décision de uns et des autres, développe sept principes d'action susceptibles d'amener (enfin) une solution générale aux problèmes exposés. […]
L'ouvrage se conclut par une lettre ouverte à Barack Obama dont on aimerait, puisqu'il sait lire (ce qui n'était pas le cas, semble-t-il, de son ineffable prédécesseur…) qu'il en fasse son livre de chevet !
(Bernard Delcord, 29 décembre 2009)
L'article a été mis en ligne sur le site de Radio Nostalgie et sur les blogs Lire est un plaisir et Homelit, ainsi que sur le portail de Skynet
Élie Barnavi, ancien ambassadeur d'Israël à Paris et fin connaisseur de la région, remet le conflit israélo-palestinien en perspective et explique le rôle que pourrait jouer le président américain. […]
À la lecture de l'ouvrage qui dresse des portraits sans pitié parfois des dirigeants aussi bien palestiniens qu'israéliens, incapables de saisir les occasions historiques, on sent néanmoins tout la prudence de l'auteur qui ne croit pas à un règlement rapide.
(Jacques Hubert-Rodier, Les Échos, 24 décembre 2009)
Rarement l'ardente obligation d'arrêter le processus qui rapproche le Moyen-Orient d'une nouvelle guerre aura revêtu un tel caractère d'urgence. […] Car enfin, les “moyens” désireux d'aboutir à la paix ne manquent ni à Ramallah ni à Jérusalem. Élie Barnavi vient encore de le rappeler, dans un très précieux bilan.
(Alain Gérard Slama, Le Figaro, 16 décembre 2009)
Dans cet essai éclairant en forme de synthèse tout autant que de plaidoyer, Élie Barnavi revient avec simplicité sur ses lignes de force et formule des propositions comme autant de principes fondateurs pour sa solution. Il le fait de façon apaisée, se plaçant au-dessus de la mêlée. Ni juge, ni partie, mais observateur et analyste.
(La voix du Nord, 8 décembre 2009)
Cet ouvrage est le témoignage d'un acteur qui constitue un bon résumé des vicissitudes du processus de paix, né au lendemain de la guerre du Kippour. L'auteur ne se revendique pas d'une quelconque objectivité, dont il connaît, en bon historien, le caractère illusoire, mais de l'honnêteté du citoyen israélien de bonne volonté. […] Mais ce livre est aussi le reflet d'une position partisane. En effet, malgré des réserves il a tendance à opposer, d'une façon qui peut paraître exagérée, la vision travailliste de l'avenir des territoires occupés à celle de la droite nationaliste. […] Il reste que l'ouvrage de Barnavi confirme le caractère de plus en plus illusoire d'une solution à deux États puisqu'il semble bien que l'espoir né de l'élection d'Obama soit en passe d'être déçu.
(Jean-François Talon, Le Blog de l'histoire, décembre 2009)
Élie Barnavi met en lumière les raisons des échecs chroniques du “processus de paix”. Il ne se contente pas de retracer l'histoire du conflit et des tentatives avortées d'y mettre fin ; il dévoile également les intérêts géopolitiques qui le parasitent.
Convaincu que la nouvelle administration américaine peut faire émerger une paix véritable entre Israéliens et Palestiniens, l'historien Élie Barnavi, ancien ambassadeur d'Israël en France, épingle, sans parti pris, les responsabilités de chacun des acteurs dans le blocage de ce conflit vieux de 60 ans et le processus de paix engagé depuis les accords d'Oslo en 1993. […]
Barnavi, dont la liberté de ton et l'objectivité rendent les principes d'action pour faire la paix présentés en fin d'ouvrage plus convaincants que jamais, est persuadé que ce qui est possible aujourd'hui (notamment grâce à une intervention déterminée du président des États-Unis, à qui il s'adresse en conclusion) ne le sera plus nécessairement demain. À mettre entre toutes les mains, d'urgence.
(Revue Moyen-Orient, décembre 2009-janvier 2010)
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Élie Barnavi distille à intervalle régulier ses analyses sur l'identité européenne, l'antisémitisme ou encore le conflit israélo-palestinien. Il y a donc toujours quelque chose à lire, des réflexions en prises sur l'actualité et une raison de les lire. […]
Pourquoi lire le livre de Barnavi ? Une des raisons réside dans le fait qu'il propose des solutions raisonnables pour faire la paix non pas sans le Hamas, qui est maintenant un acteur incontournable, non pas contre le Hamas, qu'il sera impossible de déloger manu militari de Gaza, mais malgré le Hamas en faisant pression sur Israël pour qu'il permette aux modérés palestiniens d'enregistrer des succès tangibles. […]
La vraie bonne raison de lire le livre de Barnavi est qu'il permet aux partisans de la paix de se compter : s'ils se donnent la peine de le lire – Barnavi n'est, malheureusement, qu'un professeur parmi d'autres dans son pays –, les faucons israéliens le trouveront trop idéaliste, trop prompt à confier le sort d'Israël à une puissance étrangère, fut-elle alliée ; les extrémistes palestiniens, véritables alliés objectifs des précédents, crieront au scandale parce qu'il implique le renoncement à la souveraineté arabe sur toute la Palestine et l'abandon du “droit au retour” intégral. Les autres, les modérés, reconnaîtront un des leurs. Il y en a des deux côtés. […] En montrant vers quelles funestes impasses toutes les autres solutions mènent, le livre de Barnavi peut rallier beaucoup de lecteurs de bonne foi à la solution “Deux États pour Deux Peuples”.
Aujourd'hui ou peut-être jamais : c'est le titre du plaidoyer d'Élie Barnavi en faveur d'“une paix américaine au Proche-Orient”. Un récit précis et puissant. Il nous rappelle les entraves rencontrées par la paix de part et d'autre. Il espère que l'élan impulsé par Obama puisse nous sortir du plus long conflit contemporain. Les accords existent, les plans sont prêts depuis longtemps, dans les moindres détails… Il ne manque que la détermination politique et des interlocuteurs pour signer. Ce n'est pas rien.
(Caroline Fourest, Le Monde, 21 novembre 2009)
Le conflit israélo-palestinien est-il devenu inextricable ? Quelles en sont les causes ? Selon Élie Barnavi, toutes les conditions à sa résolution sont réunies, pourquoi alors n'est-il donc pas réglé ?
L'historien et ancien ambassadeur d'Israël en France Élie Barnavi a accordé une interview exclusive à Guysen International News à l'occasion de la sortie de son livre, Aujourd'hui, ou peut-être jamais. Pour une paix américaine au Proche-Orient, aux éditions André Versaille. Au cours de cet entretien, il nous parle du rôle des États-Unis dans le conflit proche oriental et encourage les Palestiniens à proclamer leur État immédiatement. Entretien.
Tout l'entretien
L'administration américaine donne une impression de “cafouillage” sur le Proche-Orient, et le seul moyen de sortir de l'impasse est de désormais “convoquer” Israéliens et Palestiniens “en posant un plan de paix sur la table”, estime l'historien Élie Barnavi.
L'ancien ambassadeur en France a récemment publié “Aujourd'hui ou peut-être jamais. Pour une paix américaine au Proche-Orient”. Entretien.
(Propos recueillis par Claire Snegaroff,
AFP, 5 novembre 2009)
Gel partiel ou total de la colonisation ? […]
“Quelle que soit la façon de présenter les choses, il y a une reculade américaine, estime Élie Barnavi, professeur d'histoire à l'Université de Tel-Aviv et auteur d'un livre qui appelle à un plus grand engagement américain dans la région. Si on demande le gel de la colonisation, il faut s'y tenir. Là, l'administration d'Obama donne des signes de cafouillage, d'actes non réfléchis, de faiblesse. Or, dans la région, il n'y a rien de pire que les signes de faiblesse.”
“La seule méthode pour reprendre l'initiative est que les États-Unis posent sur la table un plan de paix dont on connaît les grandes lignes et fixent un calendrier contraignant”, renchérit Élie Barnavi.
Cet ouvrage propose une pax americana pour enfin résoudre, d'autorité, les conflits israélo-arabes. […] Le livre de Barnavi, comme plusieurs de ses précédents, est un essai sur le mode pamphlétaire, nerveux, court, efficace. Il se situe honnêtement, entre l'autisme d'une bonne partie de l'establishment israélien et l'hystérie de nombreux cercles antisionistes. Il s'articule en trois temps: le pourquoi de l'échec de la paix, la situation actuelle, les perspectives. […] très concrètement, l'auteur nous livre, dans le passionnant passage “Sept principes d'action pour faire (enfin) la paix”, un certain nombre de conseils basés sur l'expérience, ce qui n'a pas marché et ce qui fonctionne bien… Le livre se termine par une adresse (une lettre) au président Obama.
(Alain Reisenfeld, Jewish Post, novembre-décembre 2009)
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Il faut être reconnaissant à Élie Barnavi d'avoir, dans son livre, pointé l'existence d'un problème immense, dont on a d'autant moins la solution qu'on ne parvient pas non plus à le décrire convenablement. […]
Constatant l'intensité du blocage, mais aussi l'existence de solutions pragmatiques […] Barnavi, qui a servi son pays comme ambassadeur, et n'a jamais cédé au “complexe de Stockholm” d'une partie de la gauche israélienne, en est venu à une solution drastique, à une chirurgie indispensable pour prévenir le pire : faisons en sorte que l'Amérique impose une solution négociée contre ces deux interlocuteurs. […]
Les objections [face à] cet appel à la puissance tutélaire américaine fusent aussi. J'en ferai pour ma part quatre, par ordre d'importance croissant.
Nous connaissons bien Élie Barnavi, et rien de ce qu'il écrit ne nous est indifférent ; c'est bien pourquoi nous sommes soucieux avec lui de la portée du sous-titre qu'il a choisi “Pour une paix américaine au Proche-Orient. Pour en arriver à cette conclusion, Barnavi reprend toutes les grandes étapes de la créations de l'État d'Israël. Depuis les congrès sionistes, jusqu'à l'élection de Netanyahu…
Ce qui est important, c'est qu'à chaque étape, il pointe les moments où les accords paraissent possibles et le “grain de sable” qui à chaque fois vient enrayer le processus engagé.
(Cahiers Bernard Lazare, novembre 2009)
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À propos du Proche Orient, les livres se succèdent aux États-Unis et en France qui contiennent des cris d'alarme, lesquels rejoignent nos obsessions.
Parmi ces cris, il en est un plus pathétique que les autres, celui d'Élie Barnavi, sur lequel je reviendrai. Mais déjà, je peux dire que son titre résume son désespoir : “Aujourd'hui ou jamais”. Il est dédié à Barack Obama. Seuls les États-Unis peuvent et doivent imposer la paix au Proche Orient selon l'ancien ambassadeur d'Israël en France.
Élie Barnavi, ancien ambassadeur d'Israël en France, vient de publier un livre important, titré Aujourd'hui ou peut-être jamais. Sous titre : pour une paix américaine au Proche-Orient. Son analyse met bien en évidence la dégradation générale de la situation et de ce fait la difficulté croissante à faire la paix. Il se raccroche à l'espoir suscité par Barack Obama, joint au fait que contrairement à ses deux prédécesseurs, l'actuel Président américain n'a pas attendu la dernière année de son mandat pour s'occuper du Moyen-Orient, mais s'en est saisi dès sa prise de fonctions. La communauté internationale a largement applaudi ces déclarations et ces démarches.
Dans son dernier ouvrage, l'historien Élie Barnavi revient sur les échecs chroniques du processus de paix. Sa conclusion : les deux parties sont devenues trop faibles pour signer un accord. Seule une intervention décisive de Washington permettra d'imposer aux belligérants le compromis nécessaire à leur survie. Explications.
(Entretien avec Olivier Gosset, L'Écho, 21 octobre 2009)
La situation entre Israéliens et Palestiniens était grave, elle est devenue désespérée. […]
Qu'un ancien ambassadeur d'Israël en soit réduit à s'adresser au président d'une autre nation pour, in fine, sauver son pays de lui-même, est assez inhabituel. Il y a pourtant urgence : c'est Aujourd'hui, ou peut-être jamais
, déclare sans ambages l'historien Élie Barnavi. Ce dernier égrène au fil des pages son amertume à l'évocation des occasions ratées, équitablement partagées, et son exaspération devant la petitesse des protagonistes chargés de trouver aujourd'hui une issue à cette autre guerre de cent ans.(Gilles Paris, Le Monde, 20 octobre 2009)
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La semaine dernière, Barack Obama recevait le prix Nobel de la paix. S'il y a un endroit au monde où le président américain est en mesure de changer radicalement la donne, c'est bien au Proche-Orient, dit l'historien israélien Élie Barnavi. Encore faut-il qu'il y mette tout son poids et qu'il n'hésite pas à faire pression sur Israël. Car, bientôt, il sera peut-être trop tard. […] Si l'universitaire a choisi de délaisser un temps le Musée de l'Europe à Bruxelles, dont il est le directeur scientifique, c'est pour interpeller directement le président américain avec un livre en forme de signal d'alarme: Aujourd'hui, ou peut-être jamais. Attablé dans un café à deux pas de la gare Montparnasse, Élie Barnavi explique que les mois qui viennent seront cruciaux à bien des égards et que Barack Obama n'aura pas une seconde chance. Le Proche-Orient vit aujourd'hui, dit-il, une période comme il en existe peu dans l'histoire des peuples. Une période où tous les paramètres peuvent s'inverser. Mais une période qui ne durera pas toujours et qu'il faut savoir saisir au vol.(Christian Rioux,
Le Devoir, 13 octobre 2009)
Votre livre sonne comme un cri d’alarme : si on ne fait rien aujourd’hui pour débloquer le processus de paix au Proche-Orient, la situation risque d’évoluer de manière catastrophique pour les Palestiniens comme pour les Israéliens. Pourquoi dire cela aujourd’hui plus qu’hier, ou avant-hier ? Entretien avec Élie Barnavi.(Causeur, 10 octobre 2009)
Sans doute suis-je convaincu, comme Élie Barnavi, que dans le conflit israélo-palestinien, la paix devra être imposée et ne pourra l'être que par les Américains – lesquels disposent d'ailleurs pour cela de l'accord des autres grandes puissances.
(Jean Daniel, Le Nouvel Observateur, 8 octobre 2009)
Dans son livre Aujourd'hui, ou peut-être jamais, Élie Barnavi met en lumière les raisons des échecs à répétition du “processus de paix”.
(Entretien avec Nicolas Zomersztajn, Regards, 6 octobre 2009)
Nous publions un extrait du nouveau livre de notre collaborateur Élie Barnavi consacré à l'état du Moyen-Orient. Il pointe les responsabilités des protagonistes du conflit et éclaire les échecs répétés du “processus de paix”. En conclusion de son ouvrage, l'auteur adresse la lettre ouverte à Barack Obama que voici.
(Marianne, 26 septembre 2009)
Prétendre que les colonies ne constituent pas un obstacle à la paix “est une imposture”. Un coup d'oeil sur la carte “suffit pour montrer qu'elles ont été plantées de manière à empêcher la création d'un État palestinien continu et viable”. L'homme qui s'exprime ainsi est pourtant un ami d'Israël. Il en a même été l'ambassadeur mais enrage de voir son pays transformé en “ghetto surarmé”, la “caricature du rêve des Pères fondateurs”. Avec Barack Obama, la donne pourrait changer. D'où ce livre en forme de supplique adressée au président des États-Unis. […] Un livre courageux, qui risque pourtant de déplaire, ne serait-ce qu'en raison de son “parti pris d'impartialité”.
(Tony Coenjaerts, Trends/Tendances, 24 septembre 2009)
Comme le dit on ne peut plus clairement son titre (Aujourd'hui ou peut-être jamais) et son sous-titre (Pour une paix américaine au Proche-Orient), ce bref ouvrage milite pour une implication sans précédent de l'administration américaine dans le conflit israélo-palestinien. Pourquoi ? Parce que “les gouvernements dont on attend qu'ils se mettent autour d'une table et concluent enfin la paix sont désespérément faibles. De là le besoin impératif d'un tiers” et l'énoncé de principes d'action.
Conférences
- Le 26 novembre 2009 (18h), Élie Barnavi, a participé avec Georges Malbrunot au débat organisé autour du thème “Guerre et Paix au Proche-Orient” par la
Fnac Digitale Paris St-Michel en partenariat avec la Fondation des amitiés Franco-américaines.
- Le 30 octobre 2009 (20h30), Élie Barnavi a participé à un débat organisé au
Théâtre National dans le cadre du
Festival des Libertés sur le thème “Deux peuples, un mur, quels intérêts ?”.
- Le 29 octobre 2009, Élie Barnavi a donné une conférence au Centre Communautaire Laïc Juif de Bruxelles.
- Le 28 octobre 2009, Élie Barnavi a donné une conférence au Club Montgomery de Bruxelles.
- Le 1er octobre 2009, il a donné une
conférence ("
Une visite au Proche-Orient") au Palais de justice pour le Jeune Barreau de Bruxelles.