Après avoir été parfois considérés comme des héros, les abolitionnistes occidentaux, et notamment français, sont aujourd’hui de plus en plus critiqués. Car si l’on reconnaît leurs prises de position en faveur de l’abolition de l’esclavage, on met aussi en avant la lenteur du processus abolitionniste.
Dans cet ouvrage, Lawrence C. Jennings, nous montre combien la chose n’allait pas de soi. On découvre comment un mouvement abolitionniste, quasiment anéanti au moment où Bonaparte devient Premier Consul, se reconstitue peu à peu après 1815, dans un contexte difficile, où l’abolitionnisme est parfois représenté comme une sorte de cheval de Troie britannique destiné à réduire la France à une puissance de second rang. Bien que secondés par de grandes figures libérales, comme Benjamin Constant, les abolitionnistes subissent le contrecoup de leur opposition au régime de la Restauration. Paradoxalement, leur arrivée au pouvoir, avec la révolution de juillet 1830, ne permet pas de faire aboutir leur projet. De tergiversations en oppositions, les abolitionnistes les plus convaincus – comme Victor Schoelcher et le Martiniquais Cyrille Bissette – en arrivent peu à peu à l’idée qu’il convient de mettre immédiatement fin au fléau de l’esclavage. Une autre révolution, celle de 1848, leur en donnera enfin l’occasion.
En nous contant ces multiples péripéties, Lawrence C. Jennings nous montre combien l’histoire de l’abolitionnisme s’articule avec celle de notre entrée dans l’ère démocratique.
Introduction
I – L’antiesclavagisme sous l’Empire et la Restauration
II – La révolution de 1830 et les colonies
III – La création de la S ociété française pour l’abolition de l’esclavage
IV – Procrastinations, consultations et interpellations
V – Propositions abolitionnistes et commissions parlementaires
VI – Impasse et régression
VII – Crise et nouveaux revers
VIII – Redéfinir l’abolitionnisme
IX – Vers l’immédiatisme
Conclusion
Notes par chapitre – Membres identifiables de la Société française pour l’abolition de l’esclavage – Sources et bibliographie – Index
Presse écrite et Internet
Comment la France mit-elle fin à l'esclavage dans ses colonies ? […] Le mérite de L.C. Jennings est de mettre au jour les débats sur l'abolition depuis leurs prémisses, en s'appuyant sur la presse des villes portuaires en rapport avec les colonies, sur les archives parlementaires et sur celles de la Société française pour l'abolition de l'esclavage fondée en 1834 au lendemain de l'abolition par la Grande-Bretagne.
Le présent ouvrage est consacré à la remise en cause de l'esclavage dans les colonies françaises depuis son rétablissement par Bonaparte, Premier Consul, jusqu'au point final de 1848. Son moindre mérite n'est pas de retracer avec minutie les péripéties des combats livrés par les abolitionnistes au cours de ces 46 années.
(Jean Martin, Bilbiothèque de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer et Revue
Mondes et cultures, Septembre 2011)
Traduit de l’anglais, cet ouvrage écrit par Lawrence C. Jennings présente une étude détaillée de l’ensemble des processus ayant conduit à l’émancipation des esclaves en 1848.
L’intérêt majeur de cet ouvrage vient de ce qu’il met les faits historiques en perspective par rapport aux évolutions sociales et politiques au même moment, l’évolution des institutions politiques en France sous le règne de Louis-Philippe, les mouvements d’idées, les mentalités, les attitudes individuelles, la formation de l’opinion publique.
Malgré les discussions philosophiques amenant à conclure qu’aucun être humain ne pouvait être considéré comme la propriété absolue d’un autre, sous l’influence des idées de personnalités anglaises, David Hume, Benjamin Franklin, Auguste Say, les discussions au sein des institutions françaises sur l’abolition de l’esclavage n’aboutirent pas facilement à une décision positive. […]
Lawrence C. Jennings examine en détail les différentes étapes du mouvement abolitionniste en France. […]
Cet ouvrage expose avec un grand nombre de rappels de fait marquants de l’histoire, les atermoiements du gouvernement, les pressions des planteurs installés dans les colonies tant sur les débats dans les institutions que dans la presse pour retarder autant que possible cette décision historique, qui avec le temps et la prise de conscience des associations antiesclavagistes tant en France qu’en Angleterre, paraissait inéluctable.
Un ouvrage de référence sur cette période tourmentée de l’histoire du rapport entre métropole et colonies, par un des meilleurs historiens, spécialiste du mouvement abolitionniste français au XIXe siècle.
(Dominique Aguessy, Reflets/Wallonie-Bruxelles - La Pensée wallonne,
1er février 2011)
Lorsque Napoléon rétablit la servitude en 1802, son épouse ayant des intérêts dans les plantations de cannes à sucre, les premiers mouvements abolitionnistes virent timidement le jour et il faudra attendre 46 ans avant d'arriver à leurs fins. Ce combat est relaté par Lawrence C. Jennings dans La France et l'abolition de l'esclavage 1802-1848
. […]
Il faudra la révolution de 1848 et la deuxième République pour que Victor Schoelcher puisse enfin obtenir la libération des esclaves dans les colonies des Antilles et de l'Océan Indien. L'ouvrage du professeur émérite de l'université d'Ottawa permet de suivre les péripéties de ce combat exemplaire.(“À l'écoute des livres” et Radio Massabielle, 4 janvier 2011)
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Le livre a été présenté dans le rubrique “
Recensions” de la revue
Histoire et Enseignement du 4
e trimestre 2010.
Saluons la traduction française de ce beau livre, publié en anglais il y a dix ans. Écrit par celui qui est depuis déjà de nombreuses années sans doute le meilleur spécialiste du mouvement abolitionniste français du XIXe siècle, ce “classique” reflète en effet les avancées d'une historiographie surtout anglo-saxonne en la matière. [...]
Volontairement orienté vers l'étude des organisations ayant œuvré en faveur de l'abolition, l'auteur remplit parfaitement son contrat. [...]
On découvre comment, une fois arrivés au pouvoir, sous la monarchie de Juillet, les abolitionnistes peinent à faire avancer leur cause, du fait notamment du lobbying (finement analysé) des milieux coloniaux et des tergiversations entretenues au sommet de l'État par Louis-Philippe. [...]
L'originalité du modèle français apparaît ainsi nettement, mais de manière plus nuancée que dans nombre d'autres travaux. [...]
(L'Histoire, Novembre 2010)
La France a aboli deux fois l’esclavage : en 1794, puis en 1848, après la marche arrière de Napoléon en 1802. […]
Ce livre fait le point sur les positions successives des Français, de l'Empire à la révolution de 1848. Minutieusement documenté, fort de trente-deux pages, écrit par un universitaire anglo-saxon spécialiste du sujet, il montre les difficultés à faire passer une réforme mettant fin à une situation qui paraît aujourd'hui scandaleuse.
(L’Hebdo des Notes, 1er décembre 2010)
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Le livre La France et l’abolition de l’esclavage de Lawrence C. Jennings a été annoncé dans la revue Le Bibliothécaire de juillet-août-septembre 2010.
(Le Bibliothécaire, n°3, 2010)
Les éditions André Versaille sont à l’origine de l’heureuse initiative de proposer aux lecteurs francophones une traduction, qui plus est revue et complétée, de l’ouvrage de référence incontesté sur l’abolitionnisme français au XIXe siècle, dû au professeur L. C. Jennings. Initialement paru en 2000, La France et l’abolition de l’esclavage (1802-1848), se penche sur la généalogie de l’abolition définitive de 1848.
[…] Au travers d’une analyse minutieuse des sources, et notamment des journaux de l’époque, Jennings montre comment le mouvement abolitionniste français, bâillonné sous l’Empire puis marginalisé du fait de son anglophilie sous la Restauration, parvint peu à peu à faire triompher ses idées au prix notamment d’un intense lobbying parlementaire et d’une radicalisation progressive des revendications.
Rentrée des essais : un tour d'horizon.
Plusieurs synthèses sont attendues, comme les études, complémentaires, de Lawrence Jennings sur La France et l'abolition de l'esclavage (1802-1848) et de Roger Botte sur Esclavages et abolitions en terres d'islam.
Abolition. André Versaille éditeur a traduit de l'anglais La France et l’abolition de l’esclavage (1802-1848) de Lawrence Jennings. À coup sûr le meilleur livre sur le sujet.
(L'Histoire)
Prix :
Le livre a fait partie de la sélection du Prix Littéraire FETKANN ! 2010 “Mémoire des pays du Sud, Mémoire de l’humanité”, dans la catégorie “recherche”.