Florville et Courval
ou le fatalisme
Proposé par Michel Delon
Cette nouvelle, considérée comme un des chefs-d’œuvre du divin marquis, fut écrite en prison au même moment que Les 120 journées de Sodome.
La cruauté du destin, le “fatalisme” (titre initialement prévu pour la nouvelle) sont tels qu’on se demande comment Sade a pu concentrer, en une centaine de pages une telle accumulation de passions.
Date de publication : 19-03-2009
ISBN 978-2-874950-31-5 - 96 pages - 5.00 €
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Argumentaire
Cette nouvelle, considérée comme un des chefs-d’œuvre du divin marquis, fut écrite en prison au même moment que Les 120 journées de Sodome. Sade la publia en 1799.
Était-ce pour nourrir ses fantasmes de captif, pour compenser sa privation de liberté, pour se donner un surcroît de délectation ? Il importe peu : la cruauté du destin, le “fatalisme” (titre initialement prévu pour la nouvelle) sont tels qu’on se demande comment Sade a pu concentrer, en une centaine de pages et pour la plus vertueuse des héroïnes, une telle accumulation de passions – un viol, deux meurtres, trois incestes et un suicide !
Mais si tout est ici poussé à son paroxysme, ces pages sont d’autant plus remarquables qu’elles sont un modèle de réserve, de retenue, de sobriété. Tout y est simplement parfait : le style, la construction, l’enchaînement implacable des situations tiennent le lecteur en haleine de la première à la dernière page.
Le texte est suivi d'une notice biographique de Bernadette Dubois.
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Extraits de presse
Plus que des classiques, la collection À s’offrir en partage
publiée par la maison d’édition André Versaille permet de découvrir ou redécouvrir les œuvres que l’on a aimées, présentées par de grands auteurs, à tout petit prix. Une façon de partager son émotion de lecture en offrant un cadeau à ses proches ! Entretien avec André Versaille.
Entamer une nouvelle collection est toujours une gageure éditoriale. Aussi pouvons-nous saluer l'heureuse initiative de l’éditeur belge André Versaille qui a fait paraître les premiers volumes d’une nouvelle collection littéraire joliment intitulée “À s’offrir en partage”. Les titres parus montrent le désir de faire connaître ou redécouvrir des classiques trop souvent mal connus ou négligés. […] Les oeuvres et leurs auteurs sont présentés par un écrivain actuel, romancier, essayiste ou journaliste. Le petit format et la présentation soignée font que ces livres sont plaisants et que leur prix les rend aussi accessibles qu’un magazine. La diversité de la collection est tout aussi intéressante : auteurs français ou étrangers, essais ou nouvelles, oeuvres populaires ou plus savantes, chaque lecteur a des chances d’y trouver un livre à son goût. […]
On trouve ici la tension créée par un texte sobre et maîtrisé en opposition avec la violence des situations. […] Au-delà des commentaires habituels qu’on réserve aux écrits de Sade, ce qui apparaît ici c’est l’univers de cruauté dans lequel évoluent les personnages, mais cet univers n’est que le reflet réaliste d’un monde fondé sur l’inégalité et la force.
(Vinciane Strale, Lectures, septembre-octobre 2009)
Une collection qui conjugue la petitesse du format, la beauté du design et des couvertures, la qualité des textes. Et la modicité du prix. […] Ces livres sont beaux, on vous l'a dit. Le format pratique, à emporter, à mettre en poche, à lire dans le métro.
C'est une histoire de parti pris : celui d'un éditeur, lecteur et érudit. La collection “À s'offrir en partage” est un pari esthétique et littéraire : des textes classiques, présentés comme des coups de cœur par des écrivains contemporains enthousiastes. […] Huit titres comme des cadeaux pour bibliophiles à revenus modestes.
(Télérama, 8 avril 2009)
Avec “À s'offrir en partage”, André Versaille propose une bibliothèque d'éditeur dans de petits volumes à 5 euros : des petits textes de la littérature classique, présentés en quelques pages par un auteur contemporain dont la mission est de donner le goût d'entrer dans l'œuvre. Huit titres viennent de paraître, dont Le Bonheur dans le crime de Barbey d'Aurevilly proposé par Denis Tillinac, L'Héritage de Maupassant proposé par Pierre Assouline, La Plus Belle Histoire du monde de Kipling proposé par Michel Le Bris, Sur Rodin de Rilke proposé par Jean Daniel…
(Catherine Andreucci, Livres Hebdo, 20 mars 2009)
Le plaisir de lire est un plaisir solitaire. Il peut aussi être un plaisir de convivialité lorsque, au cours de conversations complices, on s'échange ses engouements, émotions et réflexions pour un auteur ou une œuvre que l'on a particulièrement reçue à cœur ou à idées. C'est ce qu'a très bien compris André Versaille en publiant une collection – tout juste sortie – de mini-livres faits de récits, contes, nouvelles, correspondances peu connus, où les impressions que l'on s'en fait peuvent être confrontées – ou confortées – à celles d'autres écrivains d'aujourd'hui, concernés par la chose littéraire. […] C'est très joliment fait. Avec un attachement particulier à la présentation très soignée qui fait partie de la maison et un souci de l'esthétique pour ce qui concerne les œuvres plus spécifiquement littéraires. La collection s'intitule “À s'offrir en partage”. C'est exactement le sens qu'elle a. On peut y ajouter celui du plaisir plus général d'en offrir l'un ou l'autre exemplaire autour de soi. Un cadeau personnalisé.
(Monique Verdussen, La Libre Belgique, 13 mars 2009)
Blogs littéraires
La collection À s'offrir en partage publiée aux Éditions André Versaille propose de découvrir ou de redécouvrir des textes classiques de toute nature (récits, nouvelles, essais, correspondances, extraits de Mémoires) connus ou tombés dans l'oubli, mais qui ont tous suscités l'attachement de lecteurs contemporains renommés (historiens, écrivains, journalistes, etc) qui expliquent dans leur préface pourquoi le texte en question mérite d'être partagé.
Il y a très longtemps que je n’avais pas lu du Sade, le divin marquis et sa sulfureuse renommée. […] Ce roman fait partie de ses romans non pornographiques, mais quelles horreurs tout de même.
Reste chez cet auteur la beauté de l’écriture !
Extrait
Mais si tout est ici poussé à son paroxysme, ces pages, modèle de retenue et de sobriété, décrivent l’enchaînement implacable des situations et tiennent le lecteur en haleine jusqu’à la dernière ligne.
“Quand on ouvre un récit de Sade, on est d’abord surpris par le sentiment d’être dans la cruauté de la vie. Il a beau nous parler d’une France d’avant la Révolution, il semble montrer le cynisme d’aujourd’hui. Ce contraste des discours et des conduites, nous ne le connaissons que trop.
Et qu’on ne vienne pas dire que Sade n’est que violence et pornographie. Sa violence est celle de toutes les sociétés fondées sur l’inégalité, de toutes les sociétés qui se contentent de proclamations sur l’égalité et de lettres d’or au fronton des monuments.”
(Extrait de la préface de Michel Delon)