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Paul Aron, José Gotovitch (Sous la direction de)

Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique

En collaboration avec :
Jacques Aron, Francis Balace, Luis Angel Bernardo y Garcia, Marnix Beyen, Hugh Robert Boudin, Franck Caestecker, Alain Colignon, Jean-François Crombois, Marc d'Hoore, Marie-Pierre d'Udekem d'Acoz, Bruno de Wever, Emmanuel Debruyne, Virginie Devillez, Irene Di Jorio, Barbara Dickschen, Michel Fincœur, Bibiane Fréché, Anne Godfroid, Sasha Goldsztein, Rik Hemmerijckx, Chantal Kesteloot, Mazyar Khoojinian, Hein A.M. Klemann, Jean Lechanteur, Danielle Leenaerts, Marie Lejeune, Dirk Luyten, Fabrice Maerten, Benoît Majerus, Claudine Marissal, Dirk Martin, Cécile Michel, Patrick Nefors, Marie-Anne Paveau, Philippe Raxhon, Bénédicte Rochet, Anne Roekens, Laurence Rosier, Lieven Saerens, Peter Scholliers, Frank Seberechts, Michel Simon, Maxime Steinberg, Roel Vande Winkel, Sophie Vandepontseele, Christian Vandermotten, Cécile Vanderpelen-Diagre, Guy Vanthemsche, Étienne Verhoeyen, Antoon Vrints, Nico Wouters, Jacques Wynants
 
En 200 articles, cet ouvrage réussit le pari de transmettre, dans une langue accessible et concrète, l’essentiel des recherches scientifiques – souvent peu accessibles – sur les aspects économiques, sociaux et culturels de l’Occupation.
Cet ouvrage est d’ores et déjà appelé à devenir un “classique”, destiné à la bibliothèque de tous ceux qui souhaitent comprendre une période particulièrement sensible de l’histoire de Belgique.
Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique
son/videoÉcoutez la présentation du livre par l'auteur
Date de publication : 25-02-2008
ISBN 978-2-87495-001-8
560 pages - 29,90 €

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José Gotovitch et Paul Aron expliquent pourquoi ils ont choisi la forme du dictionnaire pour ce nouvel ouvrage sur la Belgique pendant l'Occupation. 
 

Argumentaire

En 1971, la publication du livre de José Gotovitch et Jules Gérard-Libois, L’An 40, la Belgique occupée a transformé l’image que l’on se faisait de la société belge au début de l’occupation de la Belgique pays par l’Allemagne nazie. Les attitudes extrêmes de la résistance et de la collaboration, qui avaient jusque-là polarisé les intérêts, faisaient place à une vaste enquête sur les réactions de la société civile dans son ensemble. L’attitude la plus fréquente se caractérisait par un accommodement aux réalités de l’heure, une “politique du moindre mal”.
Le livre, qui a connu un immense succès, a aussi suscité des recherches nouvelles sur les aspects économiques, sociaux et culturels de l’occupation. Il n’existe, à l’heure actuelle, aucune synthèse de ce travail des historiens du temps présent. La diversité de leurs sujets, la multiplication des points de vue, de la part de chercheurs œuvrant en français comme en néerlandais, retarderont sans doute avant longtemps la rédaction d’une “nouvelle histoire” tenant compte de tous leurs apports. C’est pourquoi Paul Aron et José Gotovitch ont pris l’initiative de ce Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique. En 200 articles, les 55 collaborateurs qu’ils ont rassemblés réussissent le pari de transmettre, dans une langue accessible et concrète, l’essentiel de recherches scientifiques souvent peu accessibles par dispersion, confidentialité de publication ou langue. Par la richesse de son iconographie (plus de soixante photos), et par sa conception thématique originale, ce dictionnaire n’a pas d’équivalent en Belgique ou à l’étranger. Il est d’ores et déjà appelé à devenir un “classique”, destiné à la bibliothèque de tous ceux qui souhaitent comprendre une période particulièrement sensible de l’histoire de Belgique, dont les conséquences sont loin d’appartenir toutes au passé.
 
Découvrez notre entretien-vidéo avec Paul Aron et José Gotovitch : 
- Présentation du livre
 
=> D'autres ouvrages parus chez André Versaille éditeur concernant la Seconde guerre mondiale ou de grands événements du XXe siècle : 
- Les 50 discours qui ont marqué la Seconde Guerre mondiale, sous la direction de Dominique Mongin
- Questions sur la Seconde Guerre mondiale, de Marc Ferro.
- Dictionnaire de la Grande Guerre de Jean-Jacques Becker
- Les 100 discours qui ont marqué le XXème siècle dirigé par Hervé Broquet, Catherine Lanneau et Simon Petermann 

Consultation en ligne

Téléchargez gratuitement un extrait (93 pages) du Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique, contenant l'introduction, les premières pages de chaque lettre, ainsi que la table des entrées.
Ouvrir le PDF (2,82 Mo)

Extraits de presse

Une référence remarquable - Tot nu ontbreekt een synthese die alle aspecten van het wetenschappelijk onderzoek met betrekking tot de Tweede Wereldoorlog overkoepelt. Dit woordenboek wil daartoe een belangrijke aanzet geven. […]
Elk artikel wordt ingeleid met een definitie of situering, waarbij de bezettingsperiode centraal staat, maar waarbij men ook een link wil leggen met het interbellum en met de bevrijding.
[…]
Veel aandacht wordt besteed aan het dagelijkse leven, de ontspanning
[…], een zeer brede waaier van onderwerpen. Biografieën liet men weg. […]
Het boek bevat mooie kernanalysses en is voortaan als naslagwerk onmisbaar.
(Harry Van Velthoven, Wetenschappelijk tijdingen, 1er décembre 2010)
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De
Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique is zonder twijfel een omnisbaar naslagwerk voor al wie zich wil verdiepen in de geschiedenis van Belgïe tijdens de Tweede Wereldoorlog.
(Ruben Mayeur, Bulletin d'information de l'Association belge d'Histoire contemporaine, juin 2009)
 

Il n’existe pas encore de grande synthèse scientifique sur le sort, pendant la guerre, de notre voisin du nord si proche et souvent si méconnu. Soixante contributeurs de haute volée tentent un premier essai pour combler cette lacune. Leur très complet Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique représente la somme la plus aboutie des acquis de la recherche récente.
Deux cents entrées prennent le parti de balayer l’épreuve dans la totalité de ses dimensions.
[…]

La clarté, le sérieux et les qualités de synthèse des contributions rendent cet ouvrage accessible au lecteur amateur. L’abondance de détails, de chiffres, d’éléments nouveaux et de mises au point historiographiques fera la joie du spécialiste.
(Raphaël Spina, Le Mouvement Social, janvier-mars 2009 et Muse Project)
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L'historiographie belge de la seconde guerre mondiale se porte aujourd'hui fort bien. La qualité du dictionnaire dirigé par Paul Aron et José Gotovitch en est la preuve. […] Un système efficace de renvois fait de ce dictionnaire un ouvrage particulièrement agréable à manier. […] L'ouvrage est, d'ores et déjà, un outil incontournable pour les jeunes historiens qui entendent poursuivre des recherches dans le domaine : ils y trouveront un état de la recherche, des pistes bibliographiques et des ébauches de synthèses très utiles. On ne peut donc que se réjouir de cette parution et saluer l'effort consenti pour y arriver.
(Laurence van Ypersele, Vingtième Siècle, janvier-mars 2009)
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Let us celebrate. It is in the nature of volumes of this kind that they are essentially monuments to what has been achieved. In this case, however, it seems particularly appropriate. […] This is a work of impressive scholarship, wich enables the reader to proceed from "Abris antiaériens" to "Voyages (en Allemagne)" in the hands of a uniformly capable team of fifty-five contributors. […] Indeed, there is a certain air of finality to the volume : the fundamental research having been accomplished, the time has come to communicate its findings to a broader public.

(Martin Conway, Cahiers d'Histoire du Temps Présent, 20 décembre 2008)
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Sans aucun doute, le Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique est d’ores et déjà appelé à devenir un “classique”, destiné à la bibliothèque de tous ceux qui souhaitent comprendre une période particulièrement sensible de l’histoire de Belgique.
(Actifs, octobre 2008)
 

Tâche énorme que de résumer en quelques mots ce qui a fait l'objet des travaux des cinquante-cinq historiens ayant collaboré à l'ouvrage : Breendonck, le Mur de l'Atlantique, gouvernement de Londres, collaboration…
Ce dictionnaire vient à point car les témoins directs ou les rescapés sont de moins en moins nombreux et le filtre qui distancie et éloigne les choses, s'épaissit
.

(Claire Bondy, Los Muestros, septembre 2008)

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La valeur scientifique des notices de ce Dictionnaire est remarquable. En outre, chacune d’elles comporte une riche bibliographie et des renvois à des notices apparentées. Pour celui qui veut faire des recherches sur la Belgique occupée, c’est donc un inestimable outil de travail mais aussi une synthèse générale sur le sujet. Il intéressera aussi celui qui veut tout simplement s’informer sur cette période et y trouver des éléments pour mieux comprendre les arcanes de la Belgique actuelle.
(Thérèse Liebmann, Points critiques, septembre 2008)
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Autre publication essentielle : un Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique, qui n'a pas de précédent. Il est dû à deux professeurs de l'ULB, Paul Aron et José Gotovitch, ce dernier auteur en 1971 de L'an 40, la Belgique occupée, qui avait suscité de nouvelles recherches sur les aspects économiques, sociaux et culturels de l'occupation de notre pays, en particulier du côté néerlandophone, recherches restées éparpillées, voire confidentielles, notamment pour des raisons de langues. Le nouveau dictionnaire en fait la synthèse, mais sous une conception thématique originale augmentée d'une abondante iconographie, en faisant un ouvrage sans équivalent en Belgique et à l'étranger.
(R. Verdussen, La Revue générale, juillet-août 2008)

Ce vaste et précieux travail (plus de deux cents rubriques thématiques) a le mérite de s'attacher à la vie quotidienne des Belges durant cette sombre période. […] Toute une époque ressuscite dans ce document de premier ordre qui est, en même temps une chronique passionnante.
(Pol Vandromme, Cahiers de la semaine, juin 2008)
 
Ce Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique répond à un manque criant dans nos bibliothèques, d’autant que l’histoire de la France sous l’occupation croise parfois celle de la Belgique. En même temps instrument de travail et base de données incomparables, le dictionnaire de J. Gotovitch et de P. Aron est aussi un ouvrage grand public par le ton et le style adoptés.
(Revue Axe et Alliés, mai 2008)
 
Un outil novateur pour comprendre « 40-45 » à travers deux cents rubriques thématiques, des plus connues (les dix-huit jours, les prémisses de la question royale, la collaboration...) aux plus inattendues (le sport, la cuisine...).
(L'Écho, 22 avril 2008)
 
Pour la carrière politique de Léon Degrelle, on se reportera au Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique, un des premiers titres d’André Versaille éditeur. Ces aspects sont présents aussi dans Le Sec et l’Humide, de Jonathan Littell, qui se réfère d’ailleurs aux travaux des contributeurs dudit dictionnaire.
(Claire Devarrieux, Libération, 10 avril 2008)
 
Le Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique s’impose comme l’ouvrage de référence nécessaire à notre connaissance des réalités historiques de notre pays sous l’Occupation.
(Regards, avril 2008)
 
Une large équipe d’historiens issus pour la plupart de l’Université Libre de Bruxelles […] a planché durant plusieurs années sous la houlette de Paul Aron, le meilleur connaisseur actuel – avec Marc Quaghebeur – de l’histoire de nos lettres, et celle de José Gotovitch qui a dirigé durant de nombreuses années le CREHSGM* à Bruxelles, sur la rédaction d’un Dictionnaire de la Seconde Guerre mondiale en Belgique qui vient de paraître chez André Versaille et fera incontestablement date. Si l’ouvrage ne consacre aucune entrée à des personnes, il traite en revanche d’un nombre impressionnant de thèmes […]. [Ce livre est] une mine d’informations nouvelles sur l’une des périodes historiques les plus mouvementées de la Belgique, indispensable pour comprendre les ressorts et les enjeux de l’évolution politique actuelle du pays.
 (Bernard Delcord, Lire est un plaisir, 23 mars 2008)
 
Pour notre bonheur, André Versaille revient dans l'édition après les fâcheuses péripéties que l'on sait […]. Parmi les titres sortis, […] il y a lieu de signaler pour la variété et la qualité de ses approches le Dictionnaire de la Seconde guerre mondiale en Belgique, sous la direction de Paul Aron et José Gotovitch.
À tous points de vue, l'ouvrage comble une lacune historiographique.
(Michel Grodent, Le Soir, 7 mars 2008)
 
Bigre, voilà – enfin... – un dictionnaire de haute tenue scientifique sur la Seconde Guerre mondiale dans notre pays qui – ce qui en accroît encore l'intérêt – fait, une fois n'est pas coutume, le point sur les principaux travaux menés non seulement en Communauté française mais aussi en Flandre.
(Christian Laporte, La Libre Belgique, 22 février 2008)
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Interview

– José Gotovitch, vous êtes historien et vous avez consacré l’essentiel de vos travaux à l’histoire de la Belgique autour de la Seconde Guerre mondiale ; Paul Aron, vous êtes, vous, historien de la littérature belge des XIXe et XXe siècles : pourquoi publiez-vous ce livre ?

– José Gotovitch et Paul Aron : On a en effet beaucoup écrit sur la Seconde Guerre, et on pourrait croire les lecteurs rassasiés. Pourtant, à entendre les étudiants d’aujourd’hui, il reste un incontestable désir de savoir. On sait que ce sont souvent les petits-enfants qui posent les questions que leurs parents ont ignorées. La transmission intergénérationnelle ouvre ainsi de nouvelles interrogations.
Par ailleurs, notre ouvrage traite de la situation en Belgique, en prenant en considération l’avant et l’après-guerre. Il s’ouvre aux débats qui ont surgi à la Libération (l’affaire royale par exemple), qui sont une transition essentielle pour expliquer notre société d’aujourd’hui. Notre propos dépasse également l’approche, par ailleurs novatrice, de la “Belgique docile” en ce qu’il cherche à comprendre la diversité et l’ensemble des faits sociaux, et non pas seulement les réactions de l’appareil d’État sous l’Occupation.

– Vous avec rédigé un Dictionnaire, pas une Histoire ou un Manuel. Pourquoi cette forme s’est-elle imposée à vous ?

— Malgré le développement des recherches spécialisées depuis 1970, nous manquons toujours d’une synthèse sur cette histoire, et celle-ci n’est pas en chantier. Notre dictionnaire, basé sur les recherches les plus actuelles qui embrassent tous les champs, de la culture à l’économie, sur lesquels nous disposons déjà de monographies ou d’articles pointus, permet effectivement d’offrir dès à présent au lecteur une vision d’ensemble de ce phénomène. Le panorama offre des rapprochements inattendus, qui font à leur tour surgir de nouveaux questionnements. Ainsi, dans un certain nombre de secteurs qui n’ont pas encore été envisagés par les spécialistes, le dictionnaire permet de poser des questions qui susciteront des recherches futures. C’est notamment le cas dans le domaine culturel, mais aussi en ce qui concerne la vie quotidienne, la démographie, l’immigration, etc.

– Bien entendu, ce genre d’ouvrage est un travail d’équipe. Qui sont vos collaborateurs, et comment les avez-vous réunis ?

– Sur la base d’une table des matières réfléchie, nous avons contacté la plupart des chercheurs qui ont réalisé, ces dernières années, les travaux les plus novateurs. Ce qui nous a notamment amenés à faire appel à une jeune génération d’auteurs néerlandophones particulièrement attentifs à réévaluer un passé perçu jusqu’alors à travers le filtre d’un nationalisme étroit.

– De fait, vous écrivez dans votre introduction qu’un des apports de votre ouvrage tient dans la traduction de recherches récentes menées en Flandre, et qui n’ont pas été traduites en français. Il y aurait-il des histoires différentes selon la langue dans laquelle les historiens s’expriment ?

– Effectivement, l’historien travaille toujours en fonction d’un contexte et d’une culture qui le façonnent. C’est en particulier dans le Nord du pays que le poids des représentations issues du nationalisme et de la collaboration ont le plus longtemps freiné une vision scientifique. La jeune génération des historiens universitaires a ainsi réalisé des avancées marquantes, notamment en ce qui concerne l’histoire de la collaboration, de la question royale, de la répression de la collaboration économique. De même, les travaux d’aujourd’hui en Wallonie et à Bruxelles se sont dégagés des valeurs convenues qui faussaient l’approche adulte de ces mêmes phénomènes dans le sud du pays.

L’An 40, que José Gotovitch et Jules-Gérard Libois ont publié en 1971, a changé le regard des Belges sur leur histoire. Ils s’écartaient du récit héroïque ou dramatique sur la guerre et popularisait la notion de “moindre mal” pour décrire les réactions d’un grand nombre de personnes et d’institutions confrontées à l’Occupation. Est-ce que votre Dictionnaire confirme ce point de vue ?

– Bien entendu, mais il va plus loin. Il porte son questionnement sur l’ensemble de la période, et même sur l’après-guerre. Son fractionnement en rubriques thématiques nous autorise dès à présent à fournir un outil synthétique et global qui confirme la pertinence du diagnostic.

– Ce que vous dites là semble annoncer un ouvrage pour spécialistes. Est-ce le cas ?

– Notre livre se veut généraliste. Il est écrit dans une langue sans jargon, il est illustré, et nous l’espérons, il sera accessible à un grand nombre de lecteurs, de l’étudiant à “l’honnête homme” ou à l’amateur d’histoire. Un jeu de renvois et d’échos entre les rubriques offre par ailleurs le moyen d’effectuer des parcours dans l’ouvrage qui iront au-delà de la consultation de données factuelles. Une bibliographie imposante permettra à celui qui le désire d’approfondir son savoir. C’est un outil appelé à durer destiné à un large public.

Extrait

Le retard belge en matière d’histoire de la Seconde Guerre tient globalement à deux séries de blocages. Le silence imposé par le monde politique après le dénouement de la Question royale a cadenassé témoignages et archives sur une question que la vision alors dominante de l’histoire politique plaçait au cœur de la problématique. La polémique des années 1945-50 avait en effet lié l’action du gouvernement Pierlot, la relation avec les Alliés, les rapports avec Hitler, et surtout la collaboration et la répression de l’incivisme à l’attitude réelle ou supposée de Léopold III. “Faire l’union” autour de Baudouin supposait de se taire sur tous ces sujets.
À cela s’ajoutait une méfiance profonde du monde académique envers l’histoire du temps présent, expression alors antinomique dans une Université dominée par l’histoire médiévale, la distance et les archives, seules conditions reconnues de l’“objectivité”.
(Extrait de l'introduction de Paul Aron et José Gotovitch)

Bonus

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Dernières nouvelles de la maison
Guy Verhofstadt et Daniel Cohn-Bendit ont reçu prix “European Leader of the year 2013” pour leur livre Debout l'Europe !
 
Soutenons la "Quinzaine littéraire" !
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AVE SE LANCE DANS LE NUMÉRIQUE !
8 livres sont actuellement numérisés et disponibles sur toutes les plateformes :
Guy Verhofstadt et Daniel Cohn-Bendit : Debout l'Europe !
Colette Braeckman : L'Homme qui répare les femmes
Pauline Kayitare : Tu leur diras que tu es hutue
Élie Barnavi : Aujourd'hui, ou peut-être jamais
Élie Barnavi : L'Europe frigide
Ladislaus Löb : L’Affaire Kasztner. Le Juif qui négocia avec Eichmann
J. I. de Haan : De notre envoyé spécial à Jérusalem
Al-Quaida : Manuel pratique du terroriste

La suite de nos ouvrages très prochainement !
 
Guy Verhofstadt et Daniel Cohn-Bendit sont nommés pour le “European Leader of the year Award 2013”, pour leur livre Debout l'Europe !.
Le prix sera remis le 6 juin.

Nous vous invitons bien entendu à voter pour eux via cette page.

 
À noter : changements d'adresse et de distributeurs !!!
Nouvelle adresse : 1, av. du Château Jaco – 1410 Waterloo (Tél : 02 210 89 16)
Nouveaux distributeurs à partir de février 2013 : Sodis (diffusion : CDE) en France ; Interforum (diffusion et distribution) en Belgique ; OLF en Suisse (diffusion : Gallimard Export) ; Socadis (diffusion : Gallimard Ltée
) au Canada.
For the rest of the world, please send your order to Gallimard Export (tel. +33 1 49 54 14 53 – international@gallimard.fr)
 
Pauline Kayitare (Tu leur diras que tu es hutue) a remporté le Prix littéraire Laurence Tran. Ce prix récompense les ouvrages véhiculant des valeurs telles que le rapprochement entre les cultures, la défense des libertés et la solidarité pour les démunis. 
 
Le docteur Denis Mukwege qui avait dû quitter son pays à la suite d'une tentative d'assassinat est rentré à Bukavu le 14 janvier 2013.
Rappelons que le Dr Mukwege a reçu de nombreuses distinctions internationales et a été cité pour le Prix Nobel de la Paix 2012 à la suite de son action en faveur des femmes du Kivu victimes de violences sexuelles.
Son courageux combat est raconté par Colette Braeckman dans le livre L'Homme qui répare les femmes.
En publiant son récit, nous souhaitons relayer son combat, amplifier son appel au secours, et ne pas permettre, malgré les menaces, que sa voix soit étouffée !
 
Le livre d’Alain Quella-Villéger, Évadéees du harem. Affaire d’État et féminisme à Constantinople (1906) a remporté le Prix des Mouettes 2012, dans la catégorie “ouvrage à caractère documentaire ou historique”. Plus d’infos ici.
 
À revoir : les interviews de Jean Quatremer et André Versaille lors de la soirée consacrée à Debout l'Europe ! à la librairie Graffiti. Voir la vidéo.
 
Le livre de Chantal Morelle, Comment de Gaulle et le FLN ont mis fin à la guerre d’Algérie, a remporté le Prix “Mondes en guerre, mondes en paix” 2012. Plus d'infos ici.  
 
Les Paradis fiscaux : “La plus récente bible sur le sujet.” (Edwy Plenel, Mediapart)
 
Le Nouveau Monde arabe : “Clair et didactique.” (Jean-Pierre Filiu, Le Monde diplomatique)
 
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En rendant le dernier soupir, vous avez dit “Vive la France !”

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(11 novembre 1942)

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