Palestine 1947
Un partage avorté
Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations unies se prononce pour le partage de la Palestine en deux États, l’un juif, l’autre arabe. Les pays arabes rejettent ce plan.
Retour sur les sources du conflit israélo-arabe avec cette nouvelle édition d'un “classique” qui permet de mieux comprendre la genèse d'une situation géopolitique particulièrement complexe.

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Date de publication : 01-04-2008
ISBN 978-2-87495-007-0 - 200 pages - 19.90 €
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Dominique Vidal et Alain Gresh répondent à deux questions autour de leur ouvrage :
- Pourquoi publier ce livre ?
- Est-ce que le refus du plan de partage de 1947 par les Arabes a été une erreur de leur part ?
Argumentaire
Le 29 novembre 1947, l’Assemblée générale des Nations unies se prononce pour le partage de la Palestine en deux États, l’un juif, l’autre arabe.
Alors que les combats font rage sur le terrain, l’État d’Israël est proclamé le 14 mai 1948. Les armées de cinq pays arabes réagissent immédiatement en envahissant la Palestine. Mais elles ne viendront pas à bout du jeune État juif. Un an plus tard, des armistices sont signés entre Israël et ses voisins.
Le premier round du conflit israélo-arabe est terminé : il a sanctionné la naissance d’Israël, mais il a empêché l’État palestinien de voir le jour et provoqué l’exode de dizaines de milliers d’Arabes.
La lecture de cet ouvrage, qui explique tous les débats qui ont amené au plan de partage de 1947, permet de mieux appréhender les sources du conflit israélo-arabe.
Découvrez notre entretien-vidéo avec Alain Gresh et Dominique Vidal :
Retrouvez la proclamation de la création de l'État d'Israël dans :
=> D'autres ouvrages parus chez André Versaille concernant Israël et la Palestine :
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Table des matières
Cliquez ici pour afficher ou cacher la table des matièresLa fin d’un rêve ?
Nations unies : un certain 29 novembre
Une guerre larvée
Une interminable quête
Boycott arabe, compromis sioniste
Partage ou fédération ?
Une session mouvementée
Des pressions à la corruption
D’une guerre à l’autre : le drame se noue
La Palestine trois fois promise
À la croisée de deux colonialismes
Le yichouv : un État avant l’État
De révoltes arabes en reculs britanniques
Grande-Bretagne : avant de rendre les armes
L’ombre d’un Empire
Une impossible coopération
L’intermède Morrison-Grady
Échec à Lancaster House
Du côté sioniste : foyer, État, partage
Le tournant de Biltmore
L’alternative binationale
Modérés, activistes et terroristes
Aux sources de l’escalade
Le tournant du partage
Un certain flou
Du côté arabe : divisions et ambitions
Unité arabe ?
Des forces nouvelles
Incohérence et pusillanimité
Les rêves d’Abdallah
Échec à Londres
États-Unis/URS : le consensus inattendu
Quatre années de zig-zag
Intérêts stratégiques et intérêts électoraux
Contre le sionisme, pour les sionistes
D’abord chasser l’Anglais
Novembre 1947-mai 1948 : la guerre avant la guerre
Faux calculs, vrais combats
Les forces en présence
Le vent de la défaite
Machine arrière à Washington
La Hagana à l’offensive
« En vertu du droit naturel et historique »
15 mai 1948-20 juillet 1949 : le partage des armes
Le pourquoi d’une invasion
Sur le fil du rasoir
Une trêve à tout faire
Un coup à gauche, un coup à droite
Entre terrain et tapis vert
Jusqu’au Sinaï
D’un partage, l’autre
Les réfugiés
Des politiques contradictoires
De l’incitation à l’expulsion
Empêcher tout retour
Mort et renaissance de l’idée de partage
1967-1977 : le défi palestinien
1977-1987 : de Camp David à l’Intifada
1987-1993 : de l’Intifada à l’Accord
Dernières manoeuvres à retardement
Annexes – Chronologie – Cartes – Bibliographie – Index
Extraits de presse
L'histoire de la résolution 181 sur l'indépendance et le partage territorial de la Palestine mandataire, votée par les Nations unies le 29 novembre 1947, devrait figurer en tête des programmes de la classe de Terminale. […]
Cette histoire, d'une profonde complexité, permet seule de comprendre les enjeux mêlés des projets actuels de partage de la Palestine et du statut de Jérusalem, qui pourrait mettre fin à la confrontation engagée frontalement il y a maintenant plus de soixante ans. Elle est magistralement racontée par Alain Gresh et Dominique Vidal, depuis longtemps familiers du conflit israélo-arabe. Dans un texte dense (moins de deux cents pages), pédagogique et documenté, ils parviennent à concilier une grande honnêteté intellectuelle avec un ferme engagement en faveur d'une solution négociée.
(Vingtième siècle, octobre-décembre 2009)
Il est évident que l'importance de cet ouvrage [basé sur une recherche documentaire d'une grande richesse] n'échappera pas aux lecteurs francophones algériens et, pourquoi pas, maghrébins, le sujet étant d'une actualité plus que brûlante. […] Au moment où les regards d'une bonne partie de l'opinion internationale sont encore braqués sur le Proche-Orient, […], ce livre arrive à point nommé rappeler la genèse d'un problème qui dresse face à face deux adversaires, et ce, depuis soixante ans, débordant souvent du contexte géographique pour impliquer de très nombreux autres acteurs régionaux et mondiaux. […] Bien que journalistes, les auteurs ont fait, ici, œuvre d'historiens avec le souci de la précision, de la rigueur et de l'objectivité. Leur livre mérite d'être largement connu, parce qu'il donne de nombreuses clés pour ceux qui cherchent à comprendre pourquoi et comment le sionisme […] en est arrivé à faire subir avec autant d'acharnement ce qu'il a lui-même enduré. […] Les faits que rappellent les deux auteurs, les détails qu'ils donnent, les fonds documentaires qu'ils ont utilisés, font que ce livre doit non seulement être lu d'une seule traite mais qu'il doit figurer également en bonne place dans la bibliothèque de ceux que la Palestine et le Proche-Orient préoccupent.
(El Watan, 8 février 2009)
Si on veut comprendre ou, au moins, lever le voile sur le conflit au Proche-Orient, il faut impérativement lire Palestine 1947, un partage avorté. Cet ouvrage, écrit avec beaucoup d'objectivité et de rigueur, est l'œuvre de deux journalistes français du Monde diplomatique, Alain Gresh et Dominique Vidal. […] Le livre a le mérite de retracer tout le processus de dépouillement des Palestiniens de leurs terres et leurs découpages compliquant ainsi l'instauration de la paix dans la région. Il est dense, intense et recèle une abondante source d'informations.
(Fatma Haouari, Le Soir d'Algérie, 27 novembre 2008)
Dominique Vidal, directeur du Monde diplomatique, a joint sa voix à celle d'Alain Gresh, directeur adjoint du célèbre hebdomadaire français, pour porter un regard exhaustif sur les interminables crises qui tourmentent le Proche-Orient depuis près d'une décennie dans un ouvrage intitulé Palestine 1947, un partage avorté.
(La Tribune (Algérie), 13 novembre 2008)
Toujours dans le sillage historique, Alain Gresh et Dominique Vidal, des plumes de premiers plan du Monde diplomatique “dissèquent avec scrupule et honnêteté intellectuelle le plus grand drame du XXe siècle”, l'ouvrage est titré Palestine 1947, un partage avorté.
(Nasser Hannachi, La Tribune (Algérie), 16 octobre 2008)
Cet excellent ouvrage, essentiel à la compréhension de ce problème si complexe, et nourri de toute la documentation de qualité actuellement disponible, constitue un remarquable éclairage des ressorts de la pensée et de l'action de chacune des parties en présence.
(Yahoo!Actualités/Culture, 18 juin 2008)
Interview
– Pourquoi un livre sur le partage – avorté – de la Palestine ?
– Alain Gresh : Le partage de la Palestine par les Nations unies et son échec constituent un tournant majeur de l’histoire du conflit israélo-palestinien et israélo-arabe. Pour la majorité des États alors représentés dans la jeune organisation internationale, au mandat britannique devaient se substituer deux États - un État juif et un État arabe – ainsi qu’une zone internationale pour Jérusalem et les Lieux saints.
Mais la guerre déclenchée, le 15 mai 1948, au lendemain de la déclaration d’indépendance d’Israël par l’intervention des armées arabes débouche sur une toute autre carte du Proche-Orient : non seulement l’État juif a vu le jour, mais il a agrandi son territoire d’un tiers et en a expulsé les quatre cinquièmes des habitants palestiniens ; quant à l’Etat arabe, mort né, il est partagé entre Israël, la Transjordanie (qui annexe le reste de la Cisjordanie) et l’Égypte (qui contrôle la bande de Gaza).
Les conséquences de cette catastrophe (en arabe, Nakba) vont être durables : le négation du droit à l’autodétermination des Palestiniens plonge le Proche-Orient dans six décennies de guerres, de terrorisme, et de mal-développement.
– C’est là une page d’histoire relativement connue…
– Dominique Vidal : … moins que vous ne semblez le penser. Comme sur bien des événements, la transmission de la connaissance des conditions de la naissance d’Israël et du problème des réfugiés palestiniens reste problématique, souvent superficielle et confuse, voire biaisée. Il suffit de lire les manuels scolaires ou de suivre les grands médias pour le mesurer. C’est d’autant plus regrettable que, depuis une trentaine d’années, les historiens ont largement réinterprété ce qui s’est passé entre 1947 et 1949 : je pense en particulier à ce que les « nouveaux historiens » israéliens ont découvert dans les archives de leur pays.
– Quelle approche inspire votre livre ?
– Alain Gresh : Nous avons essayé, comme dans nos autres livres écrits en commun, de faire œuvre pédagogique. D’où trois efforts : resituer les événements dans leur contexte historique ; démêler les différents facteurs qui ont modelé l’histoire telle qu’elle s’est construite ; présenter chacun des acteurs et sa logique.
– C’est donc un livre objectif ?
– Alain Gresh : Personne ne peut prétendre à l’objectivité : chacun écrit avec sa personnalité, sa vision du monde, ses valeurs, ses engagements. Chacun a aussi sa grille d’analyse, ce qui explique souvent les points de vue différents entre historiens. Mais nous avons essayé de respecter des règles de base.
Dans l’analyse de l’adoption du plan de partage, puis de son échec, nous nous appuyons sur les travaux des historiens les plus compétents, sans jamais écarter une thèse parce qu’elle ne nous conviendrait pas. Et nous les citons abondamment en indiquant chaque fois les références de ces extraits. Notes de fin de chapitre, extraits significatifs de la résolution du partage, chronologie, bibliographie, cartes, index représentent autant de moyens mis à la disposition du lecteur pour qu’il puisse se faire sa propre opinion.
– On a quand même l’impression d’être loin, très loin de l’impasse actuelle ?
– Dominique Vidal : C’est une impression trompeuse. Ce qui est en jeu dans l’actualité israélo-palestinienne – réunion d’Annapolis, poursuite simultanée des négociations et de la colonisation, affrontements entre le Fatah et le Hamas alimentés par Israël, etc. –, c’est justement de savoir si un partage en deux États est encore possible. Autrement dit, le remodelage des territoires par Israël permet-elle encore à un État palestinien de voir le jour ? Et, seconde question, y a-t-il encore, sur le terrain et dans la « communauté internationale », des forces à même d’y contribuer.
Aussi belle que soit l’utopie de l’État binational, nul ne saurait ignorer que, dans les conditions actuelles, il s’agirait d’un État d’apartheid, où les Juifs auraient tous les droits et les Arabes aucun. Ce n’est évidemment pas ce que voulaient les concepteurs du partage de 1947…
Extrait
Meadows, à New York, le 29 novembre 1947. Réunie en session spéciale, l’Assemblée générale de la toute jeune Organisation des Nations unies adopte, à la majorité requise des deux tiers des États présents, sa résolution 181.
Que prévoit-elle ? D’accorder l’indépendance à la Palestine sous mandat britannique depuis près de trente ans. Et, pour surmonter le conflit entre les deux communautés revendiquant le même territoire, de la partager en un État arabe et un État juif. Jérusalem – où s’enchevêtrent le mur des Lamentations, le chemin de Croix et la mosquée Al-Aqsa – serait régie par un statut international conforme à sa vocation universelle. Rêve pour les uns, cauchemar pour les autres, le projet se noya dans le sang abondamment répandu par la guerre de 1948-1949.
(Extrait du chapitre La fin d'un rêve ? d'Alain Gresh et Dominique Vidal)
Bonus
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L'intégralité de la Résolution sur la constitution de la Commission spéciale sur la Palestine le 15 mai 1947 (257,85 Ko)
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L'intégralité de la Résolution 181 (plan de partage) du 29 novembre 1947 (2,17 Mo)
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L'intégralité de la Résolution 193 III du 11 décembre 1948 (qui fonde notamment le droit au retour des réfugiés) (570,28 Ko)
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L'intégralité de la Résolution 186 du 14 mai 1948 nommant un médiateur des Nations unies et fixant son mandat (168,58 Ko)
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L'intégralité de la Résolution 302 IV du 8 décembre 1949 créant l'UNRWA et de la Résolution 303 IV du 9 décembre 1949 réaffirmant le statut international de Jérusalem (336,56 Ko)
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Le Rapport de la Commission de conciliation sur la Palestine du 21 juin 1949 sur la Conférence de Lausanne (y compris le protocole du 12 mai 1949) (561,28 Ko)
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La Déclaration d'indépendance d'Israël (171,94 Ko)
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La Déclaration d'indépendance d'Israël (image) (151,10 Ko)
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Liste des signataires de la Déclaration d'indépendance et interview de Meir Vilner (782,88 Ko)
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Position de l’Union soviétique à l’ONU à propos de la question de la Palestine. Allocution de Andréï Gromyko (14 mai 1947) (3,52 Mo)