L’Âge des extrêmes
Histoire du court XXe siècle
Nouvelle édition de cet ouvrage magistral qui a été salué dans le monde entier – il a été traduit en plus de vingt langues – et de tous les horizons intellectuels et idéologiques, comme un chef-d’œuvre sans équivalent.
En coédition avec Le Monde Diplomatique.
Date de publication : 15-05-2008
ISBN 978-2-87495-011-7 - 814 pages - 22.90 €
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Argumentaire
Voici la nouvelle édition de cet essai magistral qui a été traduit en plus de vingt langues.
Le présent ouvrage fait suite à l’opus magnum de l’historien Eric J. Hobsbawm : la trilogie consacrée au “long dix-neuvième siècle” avec L’Ère des révolutions, L’Ère du capital et L’Ère des empires.
L’Ère des extrêmes couvre ainsi la période de 1914 à nos jours, que l’auteur baptise “le court vingtième siècle”, où le monde a été déchiré par deux guerres mondiales qui ont fait des millions de morts et balayé des systèmes entiers de gouvernement. Le communisme s’est d’abord imposé comme une foi messianique avant de connaître un effondrement ignominieux. Les paysans sont devenus des citadins, les ménagères des travailleuses et, de plus en plus, des responsables. L’alphabétisation s’est généralisée alors même que les nouvelles technologies menaçaient de rendre l’imprimé obsolète. Et les forces motrices de l’histoire se sont déplacées de l’Europe vers ses anciennes colonies.
Seul un historien doué d’un souffle et de talents narratifs comparables à ceux de Hobsbawm pouvait brosser ce tableau de “l’Ère des extrêmes” – des extrêmes dans la destruction comme dans la création. Divisant le siècle en trois temps : l’Ère des catastrophes (1914 à 1945) ; l’Âge d’or (1947 à 1963) et la Débâcle (1973 à nos jours), l’auteur mobilise tous les domaines du savoir, se faisant tour à tour historien, sociologue, économiste, philosophe et même moraliste pour tracer le portrait d’une ère dont les révolutions nous ont transformés plus profondément qu’aucune autre période depuis l’Âge de pierre.
Loin de tous les dogmatismes, marxistes ou libéraux, cet ouvrage, qui est aussi le bilan d’une vie de “spectateur engagé”, a été salué dans le monde entier, et de tous les horizons intellectuels et idéologiques, comme un chef-d’œuvre à ce jour sans équivalent.
Consultation en ligne
Téléchargez gratuitement 364 pages de L'Âge des extrêmes, contenant la préface à l’édition française, la préface et les remerciements à l'édition originale en anglais, le texte introductif Le siècle à vol d’oiseau, l'index, ainsi que le début de chacun des 19 chapitres.
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Extraits de presse
Salué dans le monde entier, L'Âge des extrêmes, l'ouvrage d'Eric Hobsbawm, historien de réputation internationale. Loin de tout dogmatisme de droite ou de gauche, le livre est considéré comme un chef-d'oeuvre historique du genre, résultat d'une vie consacrée à l'étude historique.
(Bluewin.ch, le 19 janvier 2010)
Éric Hobsbawm est l'auteur de très nombreux ouvrages qui ont marqué la discipline historique. Ses premiers livres portaient sur la révolte et sur les “bandits” sociaux. À partir des années 1970, il a publié plusieurs livres de synthèse sur l'histoire européenne et mondiale à l'époque contemporaine, jusqu'à la sortie en français en 1999 de L'Âge des extrêmes qui le fit connaître du grand public. À l'occasion de la parution en français de son dernier livre, intitulé L'Empire, la Démocratie et le Terrorisme, il nous a accordé un entretien dans lequel il revient sur son travail d'historien de la révolte et sur le rôle de la révolte dans la politique contemporaine.
(Entretien avec N. Delalande et F. Jarrige, La vie des idées, 21 septembre 2009)
Tout l'entretien
Dans ce livre, l’historien anglais E. Hobsbawm cherche à comprendre son (notre) XXe siècle et surtout à expliquer pourquoi les “choses” ont suivi ce cours et non un autre. […] La Seconde Guerre est, bien sûr, imputée à Hitler et à ses théories destructrices mais aussi au contexte d’un monde instable que l’auteur sait nous décrire avec un luxe de minutie. […] Le contexte économique est analysé avec précision tant dans ses richesses accumulées par le pillage des colonies que dans les désastres dus à la crise de 1929. […]
La conclusion mérite lecture et relectures : après un bilan sans concession des crimes et errements du siècle, l’auteur ne glisse pas dans le pessimisme, loin de là : il montre un espoir lucide d’améliorations et de progrès.
L’épaisseur du livre, 800 pages d’une écriture très dense, pourrait décourager un lecteur trop impatient. Pourtant on se prend au jeu dès qu’on a lu les vingt premières pages. Difficile d’abandonner en cours de route une œuvre aussi originale et inoubliable.
(Jean Constant, Les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, le 8 juin 2009)
Je conseille vivement la lecture [de ce livre] aux élèves de lycée de Première et de Terminale et aux étudiants qui préparent des concours avec pour programme l’épreuve de culture générale. C’est une somme, et une réflexion sur la tragédie de ce siècle de fer. Hobsbawm ne cherche pas à masquer son analyse d’une soi-disant neutralité axiologique et faussement objective qui n’existe pas en Histoire […].
La parution du nouveau livre d'Eric Hobsbawm (
L'Empire, la démocratie et le terrorisme. Réflexions sur le XXIe siècle)
est l'occasion pour Enzo Traverso de faire retour sur l'un de ses ouvrages précédents, L'Âge des extrêmes. Histoire du court XXe siècle
, récemment réédité. Ce livre fondamental de l'historien britannique, dont la publication en français suscita une vive polémique, mérite en effet d'être relu à la lumière de son oeuvre ultérieure. […]
Eric John Hobsbawm est sans doute, aujourd'hui, l'historien le plus lu dans le monde. Cette notoriété tient surtout au succès planétaire de L'Âge des extrêmes
, son histoire du “court” XXe siècle. Certes, il occupait déjà une place de premier plan dans l'historiographie internationale, mais la parution de cet ouvrage lui a permis de conquérirun public beaucoup plus vaste. Aucune nouvelle interprétation du monde contemporain ne pourra échapper à une confrontation avec la sienne, désormais canonique. […]
Hobsbawm a conçu le projet d'une histoire du XXe siècle au lendemain de la chute du mur de Berlin. Il fut l'un des premiers à interpréter cet événement comme le signe d'une mutation qui non seulement mettait fin à la guerre froide mais, à une échelle plus vaste, clôturait un siècle. Naissait alors l'idée d'un “court” XXe siècle encadré par deux tournants majeurs de l'histoire européenne – la Grande Guerre et l'effondrement du socialisme réel – et opposé à un “long” XIXe siècle allant de la Révolution française aux tranchées de 1914. […]
Dans un passage saisissant de L'Âge des extrêmes
, Hobsbawm écrit que, pour 80% de l'humanité, le Moyen Âge s'arrêta subitement dans les années 1950 (p. 380). Depuis ce tournant, nous vivons dans un monde où le développement des moyens de communication a éliminé les distances, l'agriculture n'est plus la source principale des richesses et la majorité de la population est désormais urbanisée. Cela constitue une véritable révolution, écrit-il, qui a soudainement clôturé dix mille ans d'histoire : le cycle ouvert avec l'avènement de l'agriculture sédentaire.
Lire ici l'entretien accordé à Martine Fournier par Eric Hobsbawm et intitulé “La grande histoire du capitalisme”. Lisez aussi la saga éditoriale de L'Âge des extrêmes
en France.
(Les Grands Dossiers des Sciences Humaines, Hiver 2008-2009)
Pour l'historien britannique Eric Hobsbawm, le monde tel que nous le connaissons aujourd'hui a été façonné par la Grande Guerre, véritable amorce du XXe siècle. Entretien.
(Propos recueillis par Thomas Wieder, Le Monde 2, 1er novembre 2008)
On s'en voudrait de ne pas citer la réédition d'un monument de l'histoire contemporaine, L'Âge des extrêmes. Histoire du court XXe siècle d'Eric Hobsbawm, ouvrage fondamental que les éditions Complexe avaient eu l'intuition de publier en 1999 alors que l'ensemble des éditeurs français s'y étaient refusé. Dans un style qui exclut toue langue de bois et vocabulaire technique, l'auteur brosse un panorama du monde touchant tous les domaines du savoir, de l'histoire, de l'économie, de la sociologie, de la philosophie, de la culture et de la morale, entre 1914 et nos jours. Une synthèse irremplaçable.
(R. Verdussen, La Revue générale, juillet/août 2008)
Extrait
La destruction du passé, ou plutôt des mécanismes sociaux qui rattachent les contemporains aux générations antérieures, est l’un des phénomènes les plus caractéristiques et mystérieux de la fin du XXe siècle. De nos jours, la plupart des jeunes grandissent dans une sorte de présent permanent, sans aucun lien organique avec le passé public des temps dans lesquels ils vivent. Les historiens dont le métier est de rappeler ce que les autres oublient, en deviennent plus essentiels que jamais en cette fin du deuxième millénaire. Mais pour cette raison, ils doivent être plus que de simples chroniqueurs, compilateurs ou hommes de la mémoire, bien que ce soit aussi une de leurs fonctions nécessaires.
(Extrait du chapitre Le siècle à vol d'oiseau d'Éric J. Hobsbawm)
Commentaires de lecteurs
Dans un billet récent, j’évoquais l’indispensable perspective historique qui semble de plus en plus nous manquer. Je citais le travail de l’historien britannique Eric Hobsbawm avec sa monumentale histoire du long XIXe siècle et sa non moins extraordinaire histoire du court XXe siècle. Le tableau dressé en trois volumes pour le premier et en un seul pour le second est tout simplement vertigineux. À ce niveau l’Histoire englobe, dans une perspective globale et précise, politique, économie, vie quotidienne, sciences, arts...
Se lancer dans la lecture d’une telle œuvre est une aventure. Je vous la conseille vivement. Pour ma part j’ai terminé la lecture de
L'Âge des extrêmes, je suis au milieu de celle de
L’Ère des révolutions.
(
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- Thierry Ternisien (sur www.mediapart.fr/club/blog/thierry-ternisien) -