1936 Les Jeux olympiques à Berlin
Jean-Marie Brohm montre combien les Olympiades de 1936 furent un jalon non négligeable dans la consolidation de l’image de marque du régime hitlérien sur la scène internationale et cela en dépit du caractère notoirement raciste et ouvertement belliqueux du nazisme.
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Date de publication : 12-06-2008
ISBN 978-2-87495-010-0
248 pages - 20,20 €
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Argumentaire
Jean-Marie Brohm montre ici combien les Olympiades de 1936 furent un jalon non négligeable dans la consolidation de l’image de marque du régime hitlérien sur la scène internationale, cela en dépit de son caractère notoirement raciste et ouvertement belliqueux. Il analyse les attitudes des gouvernements occidentaux qui, en faisant confiance à Hitler et à ses promesses en faveur des Juifs et de la non-discrimination raciale en général, entamaient une série de capitulations dont Munich sera l’apothéose.
Mais, et c’est sans doute l’aspect le plus nouveau du livre, Jean-Marie Brohm met ici en cause le Comité international olympique lui-même. Étayé par des documents incontournables, souvent mal connus, il présente un dossier accablant sur l’attitude des dignitaires olympiques, témoignant de leur part de responsabilité dans l’édification de l’hitlérisme.
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Retrouvez deux discours d'Adolf Hitler dans :
Les 100 discours qui ont marqué le XXe siècle sous la direction d'Hervé Broquet, Catherine Lanneau et Simon Petermann
=> Autre ouvrage concernant la propagande nazie chez André Versaille éditeur : Goebbels de Lionel Richard.
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Téléchargez gratuitement 89 pages du livre, contenant la table des matières, la préface à la troisième édition (“Les Jeux de la croix gammée”), le texte “Berlin 1936/Moscou 1980”, la chronologie, l'index, ainsi que les premières pages de plusieurs chapitres.
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Extraits de presse
Jean-Marie Brohm a raison de citer, dans la préface, intitulée “Les jeux de la croix gammée”, de son très critique mais excellent essai consacré aux jeux olympiques de 1936 à Berlin, cette éclairante quoique tragique phrase de l’un des grands philosophes de la première moitié du XXe siècle, Walter Benjamin : “Les jeux olympiques sont réactionnaires.”
Oui : à ce point réactionnaires, du moins en ces infâmes années-là, qu’Adolf Hitler, comble de l’absurdité tout autant que de l’iniquité, finit par proposer Pierre de Coubertin comme lauréat du prix Nobel de la paix : ce que la prestigieuse Académie de Stockholm, pourtant très conservatrice à l’époque, refusa à juste raison.
(Daniel Salvatore Schiffer, Marianne, 2 août 2012)
En 1936, l'institution olympique va cautionner la plus spectaculaire manœuvre de propagande de l'histoire du XXe siècle. En dépit des protestations internationales et d'une campagne de boycottage menée en particulier aux États-Unis depuis 1933, le CIO va maintenir l'attribution, décidée deux ans plus tôt, de la XIe Olympiade au IIIe Reich.
Dans son livre Jeux olympiques à Berlin, le sociologue Jean-Marie Brohm va très loin dans sa mise en cause du CIO en l'accusant de s'être rendu complice d'un État ouvertement totalitaire, raciste, antisémite et belliqueux qui allait se rendre coupable de ce que l'on sait. “Les Jeux nazis furent le crime historique de l'olympisme”, écrit-il, ajoutant que Pierre de Coubertin, qui décédera l'année suivante, n'aura pas un seul mot pour condamner les exactions d'Adolf Hitler. Pourtant, celui-ci n'avait que mépris pour le supposé rôle du sport dans la réconciliation des peuples et la paix mondiale. Joseph Goebbels, le ministre du Reich à l'Éducation du peuple et à la Propagande, lui fera comprendre tout le parti à tirer de l'institution olympique.
(Véronique Dumas, Historia, juillet 2012)
L’histoire démontre que les dictateurs ont systématiquement utilisé la culture et le sport pour assurer leur emprise sur leur peuple et renforcer leur “acceptation” par la communauté internationale. Le livre de Jean-Marie Brohm 1936, Les Jeux olympiques à Berlin expose comment ces Olympiades “furent un jalon non négligeable dans la consolidation de l’image de marque du régime hitlérien sur la scène internationale”.
En tant que gigantesque machine soumise aux tractations des grands de ce monde, les Olympiques sont loin d’être exempts de scandales, manipulations et autres récupérations politiques. Place donc à l’envers des Jeux olympiques via quelques suggestions de lecture. Ce n’est pas nouveau, les Jeux olympiques ont souvent servi de vitrine politique pour les pays hôtes. À cet égard, le premier exemple qui nous vient en tête est celui des Jeux d’été de Berlin en 1936, cas exemplaire de confusion entre sport et politique, et de propagande par le sport - une pratique qui deviendra en quelque sorte la norme avec la Guerre froide. […] Pour avoir un portrait de la manière dont furent instrumentalisés les Jeux de Berlin, on lira 1936, les Jeux olympiques à Berlin, de Jean-Marie Brohm.
Les Championnats du monde d'athlétisme organisés au stade olympique de Berlin – haut lieu de la propagande nazie, faut-il le rappeler ? – auront été l'occasion d'une “piqûre de rappel” historique, toujours bonne à prendre. Le 1er août 1936, la cérémonie d'ouverture des Jeux olympique d'été se mua en démonstration de puissance et en opération de propagande pour le régime nazi.
Selon le sociologue français Jean-Marie Brohm, au-delà des funestes Jeux olympique de 1936, la plupart des grandes manifestations sportives devraient “donner à penser”, en termes d'idéologie et de marketing politique.
(Entretien avec William Bourton, Le Soir, 18 août 2009)
Les championnats du monde d’athlétisme qui se déroulent actuellement à Berlin sont l’occasion pour la presse de revenir dans de très nombreux articles sur les Jeux olympiques qui se déroulèrent dans ce même stade en 1936, et notamment sur les exploits de Jesse Owen.
Écoutez le point de vue de l’historien Jean-Marie Brohm sur ces jeux auxquels il a récemment consacré un ouvrage.
(Le Blog de l'histoire, 17 août 2009)
Jean-Marie Brohm nous rappelle, dans son ouvrage consacré à Berlin 1936 que les Jeux olympiques ont toujours relayé avec ferveur les diverses formes de propagande étatique.[…] Brohm a plongé dans les archives restées longtemps secrètes du CIO, cachées en Suisse, “pays de l'olympisme”. Il s'est livré à un minutieux travail de fourmi et a pu exhumer des documents surprenants, souvent inconnus, qui ont permis d'édifier un dossier accablant quant à l'attitude des dignitaires olympiques, notamment dans l'édification de… l'hitlérisme!
Jean-Marie Brohm nous rappelle que le “très respectable” Pierre de Coubertin ne tarrissait pas d'éloges à l'égard d'Adolf Hitler, et qu'il saluait “l'un des plus grands esprits constructeurs de son temps”. Pour Brohm, le rôle et l'objectif principal des olympiades est de consolider l'image de marque du régime qui les organise et ce, dans la plus parfaite indifférence (et en dépit) de son éventuelle composante antidémocratique, voire… en la soutenant.
(O. Swingedeau, Espace de libertés, novembre 2008)
Un dossier accablant sur l’attitude des dignitaires olympiques, témoignant de leur part de responsabilité dans l’édification de l’hitlérisme.
(R. Hellin, Histoire et enseignement, septembre 2008)
L’éditeur André Versaille publie une nouvelle fois, dans une version revue et augmentée, 1936 Les Jeux olympiques à Berlin, l’essai paru en 1983 et en 1999 dans lequel le professeur de Sorbonne Jean-Marie Brohm a mis en lumière non seulement les turpitudes politiques du baron Pierre de Coubertin mais surtout les compromissions, lâchetés et aveuglements des dignitaires du Comité International Olympique dont la forfaiture a permis que les Jeux de Berlin assoient définitivement l’Allemagne nazie sur la scène internationale, en dépit de son caractère notoirement raciste, antisémite et belliciste et malgré de nombreux appels au boycott … […] De quoi nourrir une longue méditation, comme dirait le Dalaï-lama…
Une très intéressante, très bien documentée et très bien écrite illustration de la collusion entre le sport et la politique, dont le comte Rogge conteste la possibilité.
(Claude Javeau, La Libre Belgique, 19 juin 2008)
Extrait
Les Jeux olympiques de Berlin 1936 ont constitué l'un des grands événements de l'histoire du XXe siècle et ont profondément marqué l'opinion publique internationale de l'époque. […] Ils ont représenté une étape décisive dans l'organisation spectaculaire des compétitions sportives. […] Encadrés par l'appareil militaro-policier de l'État nazi, ils furent conçus comme une grandiose vitrine du national-socialisme, une colossale opération de relations publiques pour “l'Allemagne nouvelle” décidée à exhiber sa volonté de puissance sur l'arène internationale. […] Cet ouvrage constitue aujourd'hui un bilan assez complet, me semble-t-il, de ce que fut l'Olympiade nazie, sa genèse, son déroulement, ses effets sur la politique intérieure du IIIe Reich et ses conséquences diplomatiques. […] Les Jeux de Berlin 1936 furent l'une des premières pièces d'importance dans cette mécanique exterminatrice.
(Extrait de la préface de Jean-Marie Brohm)
In English 
Click here to show or hide english descriptionIn this book Jean-Marie Bohms shows how the 1936 olympics have constituted an important step towards the consolidation of the image of the hitlerian regime on the international stage — despite its overtly racist and bellicose character.
It analyses the attitudes of the western governments who by trusting Hitler's promises in favor of the Jews and no racial discrimination in general started a series of capitulations of which Munich would be the apotheosis.
But arguably the most innovative chapter of the book is Brohm's book is its accusation of the International olympic committee itself. Supported by often overlooked strong evidence he presents a devastating file on the attitude of the olympic dignitaries, laying bare their responsibility in the edification of hitlerism.
Bonus
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Boycottons les Jeux de la honte d'un État liberticide ! (Texte sur les JO de Pékin 2008 paru dans Le Figaro le 28/03/08) (383,21 Ko)
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Deux textes, l’un de 1935, l’autre de 1936, qui s’opposent à l’organisation des Jeux olympiques à Berlin (issus du livre) (442,03 Ko)
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Autre textes condamnant la décision d’organiser les JO à Berlin : Berlin n’est pas un lieu approprié pour l’Olympiade ; Les sportifs juifs de Paris protestent contre la tenue des JO à Berlin ; Pas un sou, pas un homme pour les JO de Berlin, etc. (687,97 Ko)
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Les Jeux olympiques de Berlin : photos et documents iconographiques (2,13 Mo)
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Bibliographie intégrale (105,59 Ko)
Commentaires de lecteurs
J'aurais aimé apprendre en mars 38, quand j'ai dû fuir l'Autriche qui s'était glissée en gloussant de plaisir dans le lit de l'Allemagne que le sort des Juifs allemands avait suscité sinon le boycott, des manifestations des délégations sportives à Berlin.
Et aujourd'hui, je vais accepter la très hypocrite présence "purement protocolaire" du Prince Philippe, "sans signification politique"!
En somme les enseignements de l'Histoire sont inutiles, chers utopistes de (et sans) Complexe.
- Henri Roanne-Rosenblatt -