Le Bonheur dans le crime
Proposé par Denis TillinacCe texte est l’une des plus célèbres des six nouvelles du sulfureux recueil Les Diaboliques. Cette histoire cynique et amorale raconte la passion adultérine dévorante qui unit le comte Serlon de Savigny à la belle Hauteclaire Stassin, maîtresse d’armes avec qui il aime à croiser le fer. Mais le comte est marié…
Date de publication : 19-03-2009
ISBN 978-2-87495-043-8 - 96 pages - 5.00 €
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Argumentaire
Le Bonheur dans le crime est l’une des plus célèbres des six nouvelles du sulfureux recueil Les Diaboliques – qui a valu à Barbey d’Aurevilly d’être accusé d’immoralisme et de sadisme.
Écrite vers 1870, cette histoire cynique et amorale (“c’est à croire que le Diable a dicté”) raconte la passion adultérine dévorante qui unit le comte Serlon de Savigny à la belle Hauteclaire Stassin, maîtresse d’armes avec qui il aime à croiser le fer. Mais le comte est marié…
Hauteclaire, avec la complicité du comte, envisage alors un plan diabolique pour se débarrasser de sa rivale.
Quelques années plus tard, les deux amants s'unissent par un mariage – forcément honteux.
Mais ce terrible crime viendra-t-il corrompre leur amour ? Bonheur et crime sont-ils conciliables ?
La conclusion de l'histoire est “à terrasser […] tous les moralistes de la terre, qui ont inventé le bel axiome du vice puni et de la vertu récompensée” puisque le nouveau couple devient au fil du temps un “modèle fabuleux d’amour conjugal” ! Et le narrateur doit avouer qu'il a bien cherché, mais que, dans “leur étonnant et révoltant bonheur”, il n'a “jamais rien trouvé qu’une félicité à faire envie, et qui serait une excellente et triomphante plaisanterie du Diable contre Dieu, s’il y avait un Dieu et un Diable !”
Le texte est suivi d'une notice biographique de Bernadette Dubois.
Cette nouvelle a été adaptée pour la télévision par France 2, dans le cadre de la série Au siècle de Maupassant : contes et nouvelles du XIXe siècle. Le film a été diffusé le mardi 17 mars 2009, avec comme acteurs Didier Bourdon, Grégori Derangère et Marie Kremer.
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Extraits de presse
Radios et Télévisions
Plus que des classiques, la collection À s’offrir en partage
publiée par la maison d’édition André Versaille permet de découvrir ou redécouvrir les œuvres que l’on a aimées, présentées par de grands auteurs, à tout petit prix. Une façon de partager son émotion de lecture en offrant un cadeau à ses proches ! Entretien avec André Versaille.
Dans le livre en format de poche, on trouve une offre immense, alléchante, bon marché. Parfois aussi on trouve des pépites comme cette nouvelle collection, À s’offrir en partage
[…]
. Ce sont des classiques présentés par des écrivains contemporains, comme la nouvelle de Maupassant, L’Héritage,
présentée par Pierre Assouline, ou Le Bonheur dans le crime de Barbey d’Aurevilly porté aux nues par Denis Tillinac. Alors c’est comme une bibliothèque personnelle d’éditeur qui fait le pari à la fois de l’esthétique et de l’érudition. Et ça coûte 5 euros. C’est pas mal, non ? (Christine Ferniot,
Télérama Radio, 2 mai 2009)
Presse écrite et Internet
Entamer une nouvelle collection est toujours une gageure éditoriale. Aussi pouvons-nous saluer l'heureuse initiative de l’éditeur belge André Versaille qui a fait paraître les premiers volumes d’une nouvelle collection littéraire joliment intitulée “À s’offrir en partage”. Les titres parus montrent le désir de faire connaître ou redécouvrir des classiques trop souvent mal connus ou négligés. […] Les oeuvres et leurs auteurs sont présentés par un écrivain actuel, romancier, essayiste ou journaliste. Le petit format et la présentation soignée font que ces livres sont plaisants et que leur prix les rend aussi accessibles qu’un magazine. La diversité de la collection est tout aussi intéressante : auteurs français ou étrangers, essais ou nouvelles, oeuvres populaires ou plus savantes, chaque lecteur a des chances d’y trouver un livre à son goût. […]
Dans sa présentation de l’oeuvre, Denis Tillinac met en avant l’évocation juste d’une vie provinciale, dans une société repliée sur elle-même, durant la période particulièrement stérile que fut la Restauration. […] Les rebondissements de l’histoire livrent alors une vision impitoyable de la sottise humaine, mais aussi un éloge inattendu de la passion amoureuse.
(Vinciane Strale, Lectures, septembre-octobre 2009)
Le livre a fait l'objet d'une recension dans le numéro de mai 2009 de L'Escritoire.
Une collection qui conjugue la petitesse du format, la beauté du design et des couvertures, la qualité des textes. Et la modicité du prix. […] Ces livres sont beaux, on vous l'a dit. Le format pratique, à emporter, à mettre en poche, à lire dans le métro.
C'est une histoire de parti pris : celui d'un éditeur, lecteur et érudit. La collection “À s'offrir en partage” est un pari esthétique et littéraire : des textes classiques, présentés comme des coups de cœur par des écrivains contemporains enthousiastes. La nouvelle de Barbey d'Aurevilly Le Bonheur dans le crime est proposée par Denis Tillinac tandis que La Plus Belle Histoire du monde, de Kipling, est présentée par Michel le Bris. Huit titres comme des cadeaux pour bibliophiles à revenus modestes.
(Télérama, 8 avril 2009)
Avec “À s'offrir en partage”
, André Versaille propose une bibliothèque d'éditeur dans de petits volumes à 5 euros : des petits textes de la littérature classique, présentés en quelques pages par un auteur contemporain dont la mission est de donner le goût d'entrer dans l'œuvre. Huit titres viennent de paraître, dont Le Bonheur dans le crime
de Barbey d'Aurevilly proposé par Denis Tillinac, L'Héritage
de Maupassant proposé par Pierre Assouline, La Plus Belle Histoire du monde
de Kipling proposé par Michel Le Bris, Sur Rodin
de Rilke proposé par Jean Daniel…(Catherine Andreucci, Livres Hebdo, 20 mars 2009)
Le plaisir de lire est un plaisir solitaire. Il peut aussi être un plaisir de convivialité lorsque, au cours de conversations complices, on s'échange ses engouements, émotions et réflexions pour un auteur ou une œuvre que l'on a particulièrement reçue à cœur ou à idées. C'est ce qu'a très bien compris André Versaille en publiant une collection – tout juste sortie – de mini-livres faits de récits, contes, nouvelles, correspondances peu connus, où les impressions que l'on s'en fait peuvent être confrontées – ou confortées – à celles d'autres écrivains d'aujourd'hui, concernés par la chose littéraire. […]
C'est très joliment fait. Avec un attachement particulier à la présentation très soignée qui fait partie de la maison et un souci de l'esthétique pour ce qui concerne les œuvres plus spécifiquement littéraires. La collection s'intitule “À s'offrir en partage”
. C'est exactement le sens qu'elle a. On peut y ajouter celui du plaisir plus général d'en offrir l'un ou l'autre exemplaire autour de soi. Un cadeau personnalisé. (Monique Verdussen, La Libre Belgique, 13 mars 2009)
Blogs littéraires
Parmi les six nouvelles composant “Les Diaboliques” de Jules Barbey d'Aurevilly, Le Bonheur dans le crime est sans doute la plus cynique. [...]
Comme le souligne Denis Tillinac dans sa présentation, on trouve du romantisme balzacien et un esprit baudelairien dans cette histoire à la conclusion immorale. Découvrez cette nouvelle qui ne pourra que vous inciter à vous plonger dans l'oeuvre de son auteur.
Cette nouvelle est tirée du recueil des Diaboliques et vous comprendrez rapidement pourquoi en la lisant. Diabolique histoire… mais si belle, en même temps ! C'en est terrible !
Outre le plaisir de lire cette histoire, j'ai également beaucoup apprécié le style de Barbey d'Aurevilly, parfois assez impertinent. Et toujours le même bonheur de feuilleter cette collection “À s'offrir en partage” des éditions André Versaille ! Je n'ai rien lu d'autre de Barbey d'Aurevilly, mais il me semble que voici le titre parfait pour qui voudrait découvrir l'auteur rapidement et plaisamment.
La collection À s'offrir en partage publiée aux Éditions André Versaille propose de découvrir ou de redécouvrir des textes classiques de toute nature (récits, nouvelles, essais, correspondances, extraits de Mémoires) connus ou tombés dans l'oubli, mais qui ont tous suscités l'attachement de lecteurs contemporains renommés (historiens, écrivains, journalistes, etc) qui expliquent dans leur préface pourquoi le texte en question mérite d'être partagé.
Le Bonheur dans le crime de Jules Barbey d'Aurevilly est une nouvelle issue des Diaboliques (1874). Je l'ai découverte au travers d'un joli petit livre à s'offrir en partage. […] J'ai beaucoup apprécié le narrateur sardonique de ce récit, son regard aiguisé, lucide sur la société et la nature humaine. Le style très imagé, l'humour grinçant de l'auteur, sa dérision, ont fait de ce récit une très agréable découverte.
(Karine a écrit le 14 juin 2009 sur les blogs suivants :
Lire un livre du XIXe est toujours agréable avec ses valeurs désuètes qui en font le charme.
Pour tout vous avouer, chers happy few, j'avais déjà lu cette nouvelle il y a longtemps, dans le recueil Les Diaboliques, dont je ne saurais trop recommander la lecture. [Mais] j'ai eu l'œil attiré par cette réédition tirée à part […] alors que je gambadais innocemment chez Gibert à la recherche d'autre chose […]. J'ai trouvé la couverture jolie (elle est double et s'ouvre sur l'Olympia de Manet) et j'ai embarqué ce petit ouvrage (oui, parfois je suis superficielle et la couverture me suffit, je sais, c'est mal, vous pouvez m'envoyer les oeuvres complètes de Heidegger dans le texte pour me punir, chers happy few), dont la relecture a été à la hauteur de mes souvenirs. [...]
Et comme je trouve que Barbey mérite qu'on s'y intéresse, je me propose de faire voyager cet opuscule : 89 pages, ce n'est rien pour une PAL et le format tout petit (2/3 d'un poche à vue de nez) permet de le glisser très facilement dans son sac. Des amateurs de scandale, chers happy few ?
Barbey d'Aurevilly nous montre dans cette nouvelle une femme implacable, qui fait tout pour aboutir à l'objectif qu'elle s'est fixé : une diabolique. C'est un très beau portrait de femme (même si ce qu'elle fait peut paraître effrayant).
Extrait
J'avoue me complaire dans cette littérature. Peut-être parce que Barbey est un de ces “réacs” aussi impitoyables pour l'incurable sottise des conservateurs que pour la suffisance des sectateurs du “progrès”. Comme moi, il a une tendresse désemparée pour une catholicité à la française en voie avancée de dépérissement. Comme moi, il aime une France d'imagerie, proustienne en quelque sorte, recluse hors du siècle dans ses châteaux de rase campagne. Comme moi, la province lui inspire un mélange d'appétance et d'exaspération. Bref, il use de la nostalgie d'une “vieille maîtresse”, titre de son roman le plus magique. C'est un sceptique démodé; dans un tel récit où le passé s'effeuille comme un vieux grimoire, je trouve je ne sais quel parfum suranné qui tranche artistiquement avec cet hymne paradoxal à la passion amoureuse. En le relisant, je me revois errant autour de Valognes, dans le bocage du Cotentin, en quête de fantômes que sa plume a su faire éclore. Pour moi en tout cas.
(Extrait de la préface de Denic Tillinac)
Commentaires de lecteurs
Un curieux récit sensuel avec un narrateur subjectif.
- Yalfa -