La Jeune Mariée et autres souvenirs
Proposé par Florence Noiville
Singer raconte dans cette nouvelle des souvenirs de son enfance, dans la Varsovie juive d’autrefois. Son père, rabbin, était juge et arbitre de toutes sortes de problèmes qui se posaient au sein de sa communauté. Témoin de toutes ces histoires, Singer fait revivre pour nous le monde de ces petites gens, anéanti par la barbarie des hommes.
Date de publication : 07-04-2010
ISBN 978-2-87495-063-6 - 96 pages - 5 €
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Argumentaire
Presque toutes les histoires racontées par Singer pourraient commencer par : “Il était une fois…”.
Comme les conteurs populaires qui s’installaient sur la place du village les jours de foire, Singer raconte.
Ici, il s’agit de souvenirs d’enfance, dans la Varsovie juive d’autrefois. Son père, rabbin, était juge et arbitre de toutes sortes de problèmes qui se posaient quotidiennement au sein de sa communauté.
Tout se passait dans le petit appartement des Singer, entre le bureau encombré de livres et la cuisine où régnait Bathshéba, la mère au solide bon sens. À n’importe quel moment, entrait un couple en instance de divorce, une ménagère éplorée, un commerçant volé, un voleur sûr de son bon droit ou une prostituée repentie.
Dans l’embrasure de la porte, un petit garçon aux yeux bleus, écoutait avidement les histoires de Reb Asher le laitier, de la blanchisseuse, du vieux Traitl ou de la petite Esther. Et tout ce qu’il entendait allait devenir la matière d’une des plus grandes œuvres littéraires du XXe siècle.
Le monde de ces petites gens, anéanti par la barbarie des hommes, revit pour nous dans cette œuvre.
“Des destins quotidiens, presque médiocres parfois, mais soudain illuminés du dedans par toutes les magies de l’esprit… La réalité d’Isaac Bashevis Singer est hantée à chaque page par quelque chose de sacré, c’est l’humanité.” (Jean d’Ormesson)
Le texte est suivi d'une notice biographique de Bernadette Dubois.
Consultation en ligne
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Extraits de presse
Extrait
Rares sont les romanciers qui ont peint avec une telle finesse les replis secrets de la psyché féminine. C'était son idéal d'ailleurs : “Être le serviteur de deux idoles, les femmes et la littérature”. Mêler les deux lui paraissant naturel, Singer n'envisageait pas la vie sans vies parallèles. C'est ce qui m'a frappé tout de suite quand j'ai commencé à le lire.
Il y a chez le héros singérien une formidable propension à la démultiplication. Ou plutôt à la division. Chaque être est un et indivisible, dit-on ? Pas chez Singer ! Chez Singer, je n'est pas un autre. Je est mille autres.
En ce qui me concerne, Singer m'aura fondamentalement apporté la possibilité d'accepter l'idée d'un moi à facettes – ou même d'un moi en miettes – inconnaissable. Comme une part étrangère et imprévisible de nous-mêmes. Et, en même temps, une manière de se réconcilier avec tous ceux que l'on est, de déjouer les malentendus entre soi et soi-même.
(Extrait de la préface de Florence Noiville)
Bonus
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