Je vous aime avec excès, folie, transport et désespoir
Proposé par Marie-Christine d'Aragon
Bâtarde, sans beauté, sans fortune, Julie de Lespinasse aurait pu passer dans son siècle comme une ombre. Mais elle était le charme même, et beaucoup furent séduits par cette jeune femme au caractère ardent et passionné. Égérie des Encyclopédistes, femme de lettres, le Tout Paris des lettres et des arts fréquenta son salon.
Cet ouvrage offre un florilège de ses lettres d'amour les plus brûlantes.
Date de publication : 24-03-2010
ISBN 978-2-87495-037-7 - 96 pages - 5 €
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Argumentaire
Bâtarde, sans beauté, sans fortune, obscure dame de compagnie de la femme la plus illustre de Paris, Madame du Deffand, Julie de Lespinasse aurait pu passer dans son siècle comme une ombre.
Mais elle était le charme même : on n’approchait pas d’elle sans se sentir attiré. Elle ouvre un salon et c’est le succès : d’Alembert, Condorcet, Marmontel, Turgot, La Harpe, Grimm, le Tout Paris des lettres et des arts vient y refaire le monde. Elle est la muse de l’Encyclopédie ; celle qu’il faut séduire pour entrer à l’Académie française ; elle a la gloire, le pouvoir.
D’Alembert est à ses pieds. Mais elle est folle du marquis de Mora, trop beau, trop jeune, trop parfait. Elle le trahit pour le comte de Guibert, trop volage, trop séduisant, qui en aime une autre et en épouse une troisième. Elle l’aime “
comme il faut aimer : avec excès, avec folie, transport et désespoir”. Et elle lui écrira des milliers de lettres, un torrent de lave, dont les pages brûlent encore. Mais ces mots s’adressent aussi à Mora… Car le cœur le plus brûlant de tout le XVIIIe siècle finit par ne plus savoir pour qui il bat…
“Oui, mon ami, je vis tout en vous ; j’existe parce que je vous aime, et cela est si vrai, qu’il me paraît impossible de ne pas mourir quand j’aurai perdu l’espoir de vous voir.”(Lettre XXVIII, 1774)
Cet ouvrage offre un florilège de ses lettres d'amour les plus brûlantes.
Le texte est suivi d'une notice biographique de Bernadette Dubois.
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Extraits de presse
Presse écrite et Internet
Le livre a été présenté dans le numéro 2 (avril-mai-juin 2010) du Bibliothécaire. Tout l'article
Julie de Lespinasse qui a aimé comme, sans doute, on ne doit jamais aimer si l’on veut être aimé en retour “avec excès, folie, transport et désespoir”, est présentée dans les frémissements et les paradoxes de sa passion par Marie-Christine d’Aragon.
Six nouveaux titres sont proposés au prix unitaire de cinq euros dans la collection “À s’offrir en partage”, dont Je vous aime avec excès, folie, transport et désespoir, la correspondance amoureuse et malheureuse de Julie de Lespinasse présentée par Marie-Christine d’Aragon, missives désespérées adressées avec une “dévotion prosternée” au volage et cruel comte de Guibert, et qui comptent parmi les plus émouvantes du siècle des Lumières.
(Le Figaro Littéraire, 18 mars 2010)
Tout l'article
Extrait
Elle l'a aimé comme on ne doit JAMAIS aimer : avec excès, folie, transport et désespoir.
Elle a fait exactement TOUT ce qu'il ne fallait pas faire : elle s'est roulée à ses pieds; elle L'a poursuivi, harcelé, imploré. Elle L'a inondé de ses larmes. N'exigeant rien, suppliant qu'IL pense à elle ne serait-ce que quelques minutes et s'excusant de n'en être pas digne.
Elle ne vivait que de LUI. Tout allait vers LUI. Rien ne pouvait la distraire de sa passion. Ni personne.
Elle LUI a écrit des volumes. Un roman d'amour et de mort fait de centaines de milliers de mots pour LUI dire : “Je vous aime.” Il lui arrivait d'écrire jusqu'à cinq fois par jour, des lettres de dix pages, d'une écriture serrée. Interligne simple.
Parfois, elle posait sa plume, éteignait les lumières, fermait sa chambre à clef, s'asseyait devant la fenêtre, fiévreuse, et guettait le courrier. Quand son ami le postier apportait une lettre de LUI, elle ressuscitait pendant quelques heures puis elle se remettait à L'attendre, l'âme épuisée, le corps secoué de convulsions.
(Extrait de la préface de Marie-Christine d'Aragon)
Bonus
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