Qu'est-ce que “résister” ? Comment des individus “ordinaires” parviennent-ils à lutter sans armes et à se conduire de façon “extraordinaire” dans des situations d’oppression voire d’extrême violence ?
Inspiré par Hannah Arendt qui, dans Eichmann à Jérusalem, souligne la résistance non-violente des Danois sauvant les Juifs en 1943, Jacques Semelin présente ici ses quelque quinze années de recherche sur les ressources de la résistance civile au sein des systèmes totalitaires du XXe siècle.
Il propose une réflexion passionnante sur les notions de “dissidence”, “désobéissance” et “résistance”, qu'il applique au cas de l'Europe nazie, à partir d'exemples historiques souvent méconnus. Il avance aussi sa “théorie des trois écrans” pour expliquer les “freins” à la Shoah dans certains pays.
Jacques Semelin prolonge et renouvelle également ses analyses sur la résistance civile dans le cadre de l'Europe communiste. Il démontre comment ceux qu'on a appelés les “dissidents” ont su faire un usage subversif des médias, pour miner peu à peu le système soviétique, jusqu'à son effondrement.
Une réflexion unique, comparative et toujours actuelle pour comprendre comment des hommes et des femmes peuvent se dresser contre une dictature.
Note liminaire
Introduction : L’itinéraire d’une recherche
Partie I : La notion de résistance civile
I. Essais de définition
II. Les cadres politiques du « droit à résister »
III. Dissidence, désobéissance et résistance
IV. Citoyenneté et démocratie
V. Les figures politiques et leurs acteurs
VI. Force et violence
Partie II : Les travaux sur l’Europe nazie
I. Les formes de la résistance civile
II. Fonctions et limites de la résistance civile
III. La connaissance du phénomène résistant
Partie III : Les travaux sur l’Europe soviétisée
I. Les médias occidentaux comme facteur d’ouverture à l’Est
II. L’ouverture à la polonaise (1981-1990) : étude de cas
III. Communication et résistance dans l’Europe soviétisée (1947-1989)
Conclusion : Vers des approches comparées et pluridisciplinaires
Annexe : Liste des travaux présentés pour l’Habilitation
Radios et télévisions
Le 26 septembre 2011, de 13h à 13h30, Jacques Semelin sera l'invité de Claire Bondy dans l'émission
Ivre de livre sur
Radio Judaïca.
- Claire Bondy : Un ouvrage synthétique qui appelle à étudier au-delà.
Le 3 juillet 2011, Jacques Semelin a participé à l'émission
Cultures d'Islam consacrée à la non-violence et la résistance civile, sur France culture :
- Abdelwahab Meddeb : La véritable synthèse d'une œuvre bien plus ample, Face au totalitarisme, la résistance civile.
Le dimanche 10 avril 2011, Jacques Semelin était sur Africa N°1.
Le dimanche 27 mars 2011, le livre a fait l'objet d'un compte rendu dans l'émission Le Jour du Seigneur, à partir de 10h30 sur France 2.
Le samedi 26 mars, Jacques Semelin a participé à l'émission
Parenthèse sur France Inter :
- Laurence Luret :
Je vous ai invité ce matin parce que vous êtes, en tant qu'historien et politologue, un fin connaisseur des mécanismes des résistances civiles. […]
Votre réflexion éclaire autrement l'actualité. […]
Votre livre, Face au totalitarisme, la résistance civile
, est un condensé de vos recherches sur la résistance. […]
Je voudrais finir par cette citation, très belle, que vous mettez en exergue de Stendhal : “Les peuples n'ont jamais que le degré de liberté que leur audace conquiert sur la peur.
” Jeudi 10 mars 2011 à 17h50, Jacques Semelin était l'invité de Pop Corner sur France Inter.
- Christine Simeone : Jacques Semelin a écrit un livre pointu, qui fait le résumé de ses recherches et de ses réflexions sur la résistance civile, notamment sous les régimes nazis ou communistes. Les recettes de la résistance, Jacques Semelin connaît cela par cœur. Ce n'est pas qu'il appelle la résistance, c'est qu'il est en quelque sorte le mécanicien de cela. Aujourd'hui, avec les révolutions en Tunisie et en Égypte, ce livre est au cœur de l'actualité et de l'intérêt des lecteurs.
Mardi 8 mars 2011, Jacques Semelin était l'invité de Marc Voinchet dans Les Matins de France Culture, à 7h40, sur le thème “Le rôle des femmes dans les révolutions et les reconstructions arabes”.
Vendredi 18 février 2011, Jacques Semelin était l'invité d'Emmanuel Laurentin, dans l'émission La Fabrique de l'histoire, sur France Culture.
- Emmanuel Laurentin : “Un tout petit livre – il ne fait qu'une centaine de page – mais qui est pleinement d'actualité, “rattrapé par l'histoire”. […] Ce livre n'est cependant pas un manuel pour savoir ce qui va sortir de ce qui s'est passé place Tahrir ou de ce qui s'est passé à Tunis, c'est plutôt un manuel d'analyse rétrospective de ce qui a pu se passer dans l'histoire.”
Presse écrite et Internet
De Prague à Tunis, de 1989 à 2011, le rôle de la résistance civile – Un an après le début de ce qu'on a appelé “le Printemps de Tunis”, revenons sur la signification et les limites des comparaisons avec “le Printemps de Prague” et les révolutions de velours de 1989 qui s'imposaient alors. Entretien avec Abdelwahab Meddeb et Jacques Semelin.
Un an après l'immolation du jeune Tunisien Mohamed Bouazizi, l'historien Jacques Semelin, directeur de recherche au CNRS (Centre d'études et de recherches internationales-Sciences Po) et spécialiste des résistances civiles, revient sur le phénomène de la lutte non violente contre les dictatures. Entretien avec Natalie Nougayrède
(Natalie Nougayrède, Le Monde, 17 décembre 2011)
Ce nouvel ouvrage de Jacques Semelin constitue une démarche épistémologique tout à fait intéressante. […]
Les grandes idées qui soutiennent la réflexion de l'auteur sont présentées de façon claire et précise, et s'organisent autour d'un plan que l'on pourrait qualifier de chronologique puisqu'il suit la progression des recherches de l'auteur dans le temps.
Un texte limpide, passionnant et profond, qui fait le point sur la démarche de l'auteur et les circonstances qui le conduisirent à étudier d'abord la résistance civile dans l'Europe nazie puis dans la sphère d'influence soviétique, ainsi que sur les concepts et notions qu'il a été conduit à élaborer, à préciser et à remanier.
L'ouvrage propose donc une réflexion comparative sur les notions de “dissidence, de “désobéissance” et de “résistance” face aux deux formes de totalitarisme que sont le nazisme et le stalinisme.
(Joël Drogland, La Cliothèque, 5 octobre 2011)
Tout l'article
L'itinéraire retracé par Jacques Semelin est instructif à un double titre : parce qu'il permet de clarifier la notion de résistance civile, […]
parce qu'il montre la pensée d'un auteur-chercheur à l'oeuvre, en quête de définitions et de compréhension toujours plus strictes et plus justes. (Véronique Albanel,
Études, septembre 2011)
Une exploration accessible des capacités de résistance sans armes face à des régimes totalitaires, des leviers et des freins à l'efficacité d'une telle résistance.
Jacques Semelin emmène le lecteur dans une réflexion sur ce que signifient la dissidence, la désobéissance ou encore la résistance. […] Elle conduit tout naturellement le lecteur à mettre en miroir les récents mouvements de résistance civile tunisien et égyptien. Ouvrage passionnant.
Également repris sur le
site du Centre pour l'action non-violente
Passionné par la question de la non-violence et spécialiste de l’Europe du XXe siècle, l’historien tente des comparaisons avec les révoltes dans le monde arabe. Entretien avec Jean-Christophe Ploquin.
(Jean-Christophe Ploquin,
La Croix, 20 mai 2011)
Dans ce texte récapitulatif, Jacques Semelin résume le travail qu’il mène depuis des années sur la notion de résistance civile, notamment pendant la période de l’occupation nazie et en Europe de l’Est pendant la période soviétique. […] J. Semelin propose une étude comparée des manières d’être désobéissant et des procédés effectifs de résistance passive, et plaide pour une approche pluridisciplinaire des phénomènes de violence.
Dans l’imaginaire collectif, la distinction coule de source, l’un [le mouvement de résistance]
étant naturellement considéré comme au service du bien et le second [le terrorisme]
, aux ordres du mal. Une segmentation rassurante qui a pourtant ses limites […].
Car qu’on le veuille ou non, des points communs existent, ne serait-ce que le passage obligé par la violence. […]
Professeur à Sciences-Po, chercheur au Ceri et auteur de Face au totalitarisme, la résistance civile
, Jacques Semelin identifie trois différences majeures entre les deux logiques : le rapport à la population locale, le choix de la cible et la gestion de la propagande.
L’ouvrage proposé présente 15 années de recherches fructueuses sur la résistance des sociétés européennes aux deux grands totalitarismes du XXe siècle. Jacques Semelin en une centaine de pages offre ici un précieux outil permettant de mieux aborder son HDR. Si les travaux de l’auteur se concentrent sur la période s’étendant de 1933 à 1991, le lecteur ne peut s’empêcher de penser aux évènements touchant le monde arabe depuis l’automne 2010 du fait de la similitude des méthodes utilisées par les populations ayant résisté aux nazis, puis aux Soviétiques et celles se libérant progressivement de leurs dictateurs. Nous suivrons ici le plan ternaire choisi par l’auteur qui commence par définir le concept de résistance civile, avant d’étudier son application dans l’Europe sous domination nazie et termine son analyse en expliquant le rôle des médias dans la libération des pays d’Europe de l’Est de la domination soviétique. Qu'est-ce que “résister” ? Comment des individus “ordinaires” parviennent-ils à lutter sans armes et à se conduire de façon “extraordinaire” dans des situations d'oppression, voire d'extrêmes violences ? […]
Jacques Semelin propose une réflexion passionnante sur les notions de “dissidence”, “désobéissance”, et “résistance”, qu'il applique au cas de l'Europe nazie.(Ouest France, 13 avril 2011)
Jacques Semelin vient de publier Résistance civile et totalitarisme. […] Jacques Semelin, qui devient aveugle actuellement, est un écrivain de la non-violence qui travaille, depuis longtemps, sur l'efficacité de ceux qui sont sans armes mais qui possèdent la force, unie, de leurs certitudes. Ce qu'il vit en sa chair ne fait que le conforter dans cette conviction que, par la seule force de la pensée et de son expression publique inépuisable, il est possible d'affronter la brutalité des totalitarismes. […] Ses travaux rencontrent, aujourd'hui, une situation internationale où, des hommes et des femmes, aux mains nues, ont affronté et vaincu des pouvoirs violents.
Il n'est pas rare que des chercheurs écrivent sur d'importants sujets sociaux, tout en demeurant volontiers étrangers à leur objet d'étude. Ce n'est pas du tout le cas de Jacques Semelin. […]
Historien et politologue français reconnu, il s'est très tôt engagé dans le mouvement non violent, dans le sillage de figures emblématiques comme Gandhi et Martin Luther King. […]
Dans la centaine de pages que comporte Face au totalitarisme, la résistance civile, Jacques Semelin retrace l'itinéraire d'une décennie d'investigations.(Henri Deleersnijder, Espace de libertés, 1er avril 2011)
Ce court ouvrage déroule le fil directeur de quelque quinze armées de travaux scientifiques consacrés aux sources et ressources de la résistance civile. […]
À la fois historien, psychologue et politiste, le Pr. Jacques Semelin offre dans ces pages […]
une réflexion tout en retenue et en nuances sur la violence extrême et sans précédent qui a prévalu au cours du XXe siècle, de la barbarie nazie au totalitarisme soviétique. […]
[La]
troisième partie, consacrée aux conditions de la chute du rideau de fer, confère à cet ouvrage son caractère de chaude actualité car Jacques Semelin s'y intéresse tout particulièrement au rôle joué par les médias dans le développement des processus d'opposition. Pour qui sait combien le rôle des réseaux sociaux a été déterminant dans les récentes révolutions tunisienne et égyptienne, entre autres, inutiles d'insister sur l'intérêt de cette partie des recherches de l'auteur.(Michel Theys, “Bibliothèque européenne” de l'Agence Europe, 22 mars 2011)
Les méthodes de révolution utilisées en Serbie, en Tunisie et en Égypte doivent beaucoup à un universitaire américain discret, visionnaire et fauché : Gene Sharp. […]
Jacques Semelin, directeur de recherche au CNRS, l’auteur de La Non-Violence expliquée à ma fille
et de Face au totalitarisme, la résistance civile,
publié cette semaine, a fait son post-doctorat chez Gene Sharp. L’équipe était toute petite et les moyens limités. Mais […]
au fil des années, les événements confortent les théories de Gene Sharp sur la capacité des résistances civiles à renverser des régimes d’oppression, de Gdansk au printemps arabe en passant par la chute de l’empire soviétique. Le thème [de la désobéissance]
est de plus en plus récurent et a dernièrement fait l’objet d’une publication de la part de Jacques Semelin, intitulée Face au totalitarisme, la résistance civile. […]
J. Semelin se penche tout d’abord sur les fondements à la fois historiques et théoriques de la résistance civile. Celle-ci découlerait du droit de résistance, lequel renvoie à la Révolution française et plus spécialement à la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789, dont l’article 2 considère le droit de résistance à l’oppression comme un droit naturel au même titre que la liberté, la propriété et la sûreté. […]
Ensuite, l’auteur traite les concepts de la dissidence, de la désobéissance et de la résistance. Pour ce faire, J. Semelin fait notamment référence à L’homme Révolté
d’Albert Camus. […]
Après avoir mis en lumière les soubassements de la résistance civile, J. Semelin applique sa grille conceptuelle sur des cas concrets. Ainsi, il traite dans un premier temps l’Allemagne nazie, puis l’Europe soviétique. Le livre de Jacques Semelin a été présenté le 24 février 2011 sur
Sefarad.org.
Dans un petit livre publié en janvier, le chercheur Jacques Semelin insiste sur la “productivité”
, trop souvent négligée, de la résistance civile. S'appuyant sur quinze années de recherches sur le sujet, il évoque avec respect l'exception lumineuse que constitue la détermination des hommes et des femmes capables de se dresser, à mains nues, contre l'oppression.Et souvent d'en triompher.(Jean-Claude Guillebaud, Nouvel Observateur, 24 février 2011)
Le livre a été présenté le 24 février 2011 sur
le blog profencampagne, un blog consacré à l'actualité éducative, à la pédagogie et à la politique éducative en général.
Le livre de Jacques Semelin a été présenté le 20 février 2011 sur
Clioweb, le blog.
Le livre
Face au totalitarisme, la résistance civile a été présenté le 18 février 2011 sur
le blog de Laurence Hansen-Love, professeur de philosophie à Paris.
Le lundi 11 avril 2011, Jacques Semelin a présenté son livre au Centre d'histoire de Science Po.
Le lundi 14 mars 2011 à 18h, à la Fnac Forum des Halles, Jacques Semelin a rencontré Bertrand Badie, co-auteur de La Fin du monde unique. L'État du monde 2011 (La Découverte) et Jean-François Kahn, auteur de Dernières Salves (Plon). Le thème de cette rencontre : “Comment les peuples prennent-ils leur destin en main ? L'exemple des pays arabes”.
Ce débat entrait dans le cadre des “Grands débats de la Fnac”, un cycle de conférences en partenariat avec
Le Monde, pour décortiquer l'actualité et décoder les grands sujets de société.