Les Gendarmes belges, français et néerlandais à la sortie de la Seconde Guerre mondiale
Durant la Seconde Guerre mondiale, les gendarmes, qui ont continué à exercer leurs fonctions, ont été confrontés à une difficile cohabitation avec les Allemands. Après la guerre, comment juge-t-on leurs comportements ?
Entre résistance et collaboration, comment rétablit-on la légalité et la légitimité de ces institutions fondamentales au sein de nos sociétés ?
Une étude comparative (France, Belgique, Pays-Bas) qui se base sur des archives inédites.
Date de publication : 18-01-2012
ISBN 978-2-87495-166-4
346 pages - 40,50 €
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Argumentaire
Durant la Seconde Guerre mondiale, les gendarmes exercent leurs fonctions en territoires occupés. De ce fait, ils sont confrontés à une difficile cohabitation avec les Allemands. Après la guerre, comment juge-t-on leurs comportements ? Entre résistance et collaboration, comment rétablit-on la légalité et la légitimité de ces institutions, dont les missions sont fondamentales au sein des sociétés contemporaines ?
À la fin du conflit, les gendarmeries sont en crise. Pour les pérenniser, il convient de les épurer, de les restructurer et de les légitimer. Il faut doter les gendarmeries des capacités humaines, matérielles et morales pour remplir leurs missions dans les sociétés libérées. C’est un processus long, qui s’étend des premiers jours de liberté à la fin des années 1940.
À l’aide d’archives inédites, notamment celles des épurations menées au sein des gendarmeries, cette étude confronte les processus de rétablissement de la légalité policière des gendarmeries belge, française et de la Koninklijke Marechaussee néerlandaise.
Dans une démarche croisée, elle apporte, d’une part, un éclairage neuf sur l’histoire des gendarmeries et leur rôle dans le fonctionnement étatique. D’autre part, elle analyse l’histoire de l’Occupation, en abordant les collaborations étatiques, mais aussi les comportements individuels des fonctionnaires. Enfin, elle souligne avec force le déroulement, ainsi que les enjeux politiques et sociaux, de la répression des collaborations.
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Extraits de presse
Grensoverschrijdend historisch onderzoek is ook in de 21ste eeuw niet altijd een evidentie. Dat geldt des te meer wanneer er een studie wordt ondernomen over de evolutie van bepaalde politiediensten in de tweede helft van de voorbij eeuw. Toch is het precies dat wat Jonas Campion van de Université catholique de Louvain heeft gedaan. Hij heeft een onderzoek gedaan naar de werking van de Franse gendarmerie, de Belgische rijkswacht en de Nederlandse koninklijke marechaussee na de Tweede Wereldoorlog.
janvier 2013)
Jonas Campion nous offre une véritable histoire croisée de trois gendarmeries nationales à la sortie de la Seconde Guerre mondiale. […] Il contribue de manière pionnière à « écrire une histoire intégrée des sociétés européennes » ou plutôt « une histoire simultanée » des rapports de la gendarmerie avec les États et les sociétés dans les trois pays. Un projet novateur et réussi construit à l’interface de cultures archivistiques (conservation et accès) différentes et d’historiographies inégales mais qui, plus encore, s’ignoraient largement jusqu’alors. Ce faisant, il y démontre avec finesse comment l’épuration s’y joue entre logiques professionnelles et logiques nationales.
La démarche de l’auteur s’inscrit dans une double perspective : histoire des appareils policiers, d’une part, avec la particularité que les gendarmeries de ces trois pays étaient de nature militaire et dérivaient d’une même loi remontant à la Révolution française, d’où certaines similarités ; histoire des occupations et des sorties de guerre d’autre part. […] Il s’agit d’une étude fouillée, où l’analyse prédomine sur le factuel, et qui apporte une contribution substantielle à l’histoire des gendarmeries en situation d’occupation et des sorties de guerre.
Voilà une originale étude comparative : comment, aux Pays-Bas, en Belgique et en France, les différentes gendarmeries nationales ont-elles évolué en ces temps troublés ? Dans une excellente préface à l’ouvrage, le professeur Jean-Noël Luc […] souligne tout l’intérêt de cette publication : […] “l’auteur a su analyser sans manichéisme un dossier complexe, que résume en partie cette phrase d’un officier, en 1946 : ‘Qu’on ne reproche pas aux hommes d’avoir obéi hier, si on veut qu’ils obéissent demain’”. […] Les sources inédites référencées comme la bibliographie proposée s’articulent entre les trois pays étudiés, renforçant pour le lecteur l’intérêt de cette étude comparative. Un ouvrage original, utile et complet, indiscutablement indispensable, au-delà même de la seule question des gendarmeries qui en constitue le cœur et le socle, pour mieux comprendre les transformations des sociétés de l’immédiat après-guerre.
Jonas Campion a choisi une démarche aussi originale que risquée en mettant en perspective la situation des gendarmes français entre 1940 et 1945 avec celle de leurs homologues belges et néerlandais. […] Ce regard croisé apporte un éclairage neuf sur l'histoire des gendarmeries et leur rôle face à une crise majeure représentée par la guerre et l'Occupation. L'auteur s'intéresse aussi bien à l'institution qu'au personnel qui la compose. Il souligne avec force le déroulement, ainsi que les enjeux politiques et sociaux, de la répression des collaborations.
(B. Haberbusch, Histoire et patrimoine de la gendarmerie, 2d semestre 2012)
Les gendarmes sont restés gendarmes pendant la Seconde Guerre mondiale, ils ont continué leurs missions de maintien de l'ordre, qui se voulait "nouveau". Certains ont subi la cohabitation avec les Allemands, d'autres l'ont cautionnée. Après la guerre, il a fallu juger ces comportements. Ce livre présente une analyse croisée de la gendarmerie belge, française et néerlandaise de l'avant à l'après-Seconde Guerre mondiale.
Le livre de Jonas Campion a été présenté dans la lettre d’information d’avril 2012 du site
Politie Academie.
Le 7 janvier 2012, le livre a été présenté sur le site
Armée Média et sur le blog
Nomôdos.
Jonas Campion, docteur en Histoire, chargé de recherches du FNRS au Centre d'Histoire du Droit et de la Justice de l'UCL, […] vent de publier aux éditions André Versaille, en se basant sur des archives souvent inédites, un fort intéressant ouvrage sur le thème “Les Gendarmes belges, français et néerlandais à la sortie de la Seconde Guerre mondiale.”
L'auteur s'est livré ici à une étude comparative des situations qui ont prévalu en France, en Belgique et aux Pays-Bas.
(José Vanderveeren, Dépêche de l'Agence Belga, 5 janvier 2012)
Tijdens de Tweede Wereldoorlog bleef de rijkswacht in functie, waardoor ze in een moeilijke verhouding terecht kwamen met de bezetter. Hoe werd hun gedrag tussen verzet en collaboratie beoordeeld na de oorlog ? Hoe kon het geschonden vertrouwen worden hersteld ?Aan het einde van de oorlog was de rijkswacht in crisi en zag zich in de naoorlogse jaren geconfronteerd met de epuratie en herstructureringen.
(Rechtshistorische Courant, janvier 2012)
Tirée d'une thèse sur les épurations comparées des trois gendarmeries après la Seconde guerre mondiale et l'occupation des trois pays par les Allemands, cet ouvrage apporte une pierre précieuse à la connaissance d'un épisode totalement méconnu.
(Jean-Marc Berlière, Politea, 4 décembre 2011)
Le 28 décembre 2011, le livre a été présenté sur le Blog de Philippe Poisson.
Le 20 décembre 2011, le livre a été présenté sur le site Crimino Corpus.
Bonus
Veuillez trouver ci-après une série d'annexes complémentaires à l'édition “papier” du livre :
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Bibliographie (507,91 Ko)
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Répertoire biographique (165,17 Ko)
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Sources, archives et documents (228,87 Ko)
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Chronologie de l'évolution des gendarmeries belge, française et néerlandaise (1918-1947) (111,66 Ko)
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Téléchargez la couverture en haute définition (1,03 Mo)