Comment Ivan Ivanovitch se brouilla avec Ivan Nikiforovitch
Proposé par Dominique Fernandez
C’est un pur plaisir de lire cette nouvelle, très drôle par moment par son côté caricatural, mais s’achevant pourtant par un constat très triste.
Le style est emporté et très théâtral, le récit cocasse et ponctué de rebondissements parfois surréalistes.
Une nouvelle de la force du Journal d'un fou et du Nez.
Date de publication : 07-04-2010
ISBN 978-2-87495-051-3 - 96 pages - 5.00 €
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Argumentaire
C’est un pur plaisir de lire cette nouvelle, très drôle par moment par son côté caricatural, mais s’achevant pourtant par un constat bien triste.
Le style est emporté et très théâtral, le récit cocasse et ponctué de rebondissements parfois surréalistes.
Les personnages sont merveilleusement campés, surtout les deux Ivan, dans leurs différences, dans leur amitié et leur récente querelle qui surprend tout le monde et ne manque pas de croustillant.
Une nouvelle de la force du Journal d'un fou et du Nez.
Le texte est suivi d'une notice biographique de Bernadette Dubois.
Consultation en ligne
Téléchargez gratuitement un extrait de la préface de Dominique Fernandez (4 pages).
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Extraits de presse
Radio et télévision
Le 11 avril 2010, Dominique Fernandez s'est longuement entretenu avec Marianne Durand-Lacaze à propos de Tolstoï et de son œuvre, dans l'émission Académiciens et leurs livres sur la radio Canal Académie. Comment Ivan Ivanovitch se brouilla avec Ivan Nikiforovitch a été évoqué à cette occasion. Réécoutez l'émission.
Presse écrite et Internet
Le livre a été présenté dans le numéro 2 (avril-mai-juin 2010) du Bibliothécaire. Tout l'article
Extrait
Gogol est absolument unique dans l'histoire des littératures mondiales. Celles-ci comptent de nombreux humoristes mais aucun n'a exploité comme Gogol le moyen de dire une chose en affirmant son contraire. En même temps, il manifeste un amour si profond de cette vie dont il semble se moquer, que son texte en prend un relief extraordinaire. Son humour n'est pas l'humeur d'un pisse-froid, d'un atrabilaire, d'un frustré. Il y a chez lui une joie de vivre qui le distingue d'un autre humoriste célèbre, mais sinistre dans son pessimisme systématique : Franz Kafka. Si Gogol s'exclame si continûment sur l'intelligence de ses personnages, c'est qu'il voudrait qu'ils fussent intelligents. Car il les aime, et il nous les fait aimer. Son humour ne les détruit pas, mais leur donne vie et couleur. Les deux Ivan ne sont que des pauvres types, qui se disputent pour un rien, se sont préparés, pour un rien, une vieillesse lamentable, mais à aucun moment ils ne nous semblent être des caricatures. Ils restent intensément vivants, intensément vrais, grâce à la manière oblique qu'adopte Gogol pour nous montrer leur nullité. L'humour, précisément, transforme des êtres nuls en êtres de poésie. C'est là le miracle de cet auteur.
(Extrait de la préface de Dominique Fernandez)
Bonus
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